Les pays riverains de l'Arctique acceptent l'arbitrage de l'ONU
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Les pays riverains de l'Arctique acceptent l'arbitrage de l'ONU

Les cinq pays riverains de l'Arctique sont convenus mercredi de laisser l'ONU arbitrer les différends territoriaux concernant le fond océanique de la région.

Ces zones pourraient receler jusqu'à un quart des réserves mondiales en pétrole encore non découvertes.

"Nous avons affirmé notre détermination à assurer le règlement en bon ordre des éventuelles revendications (de souveraineté) qui se superposeraient", a déclaré le secrétaire d'Etat adjoint américain John Negroponte à l'issue d'un sommet réunissant des ministres et représentants du Canada, du Danemark, de la Norvège, de la Russie et des Etats-Unis à Ilulissat, au Groenland.

La course aux richesses potentielles de l'Arctique s'est accélérée à la suite du réchauffement climatique qui, s'il se poursuivait, créerait de bonnes conditions pour les transports maritimes et l'exploitation des ressources encore inexploitées du sous-sol marin. La Russie a provoqué la colère des autres pays voisins de l'Arctique l'an dernier en plantant son drapeau au fond de l'océan, sous le pôle Nord.

Selon la Convention des Nations unies pour le droit de la mer qui date de 1982, les pays riverains de l'Arctique sont souverains dans une limite de 200 milles marins à partir de leurs côtes. La Russie, qui a déjà déposé depuis 2001 à l'ONU une demande d'extension de son territoire maritime, au-delà des 200 milles nautiques, a de son côté insisté sur son "respect des lois internationales".

"Nous accepterons les décisions de la Commission de l'ONU du plateau continental" sur la demande d'extension de son territoire au- delà des 200 milles, a déclaré le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov.

Les organisations de défense de l'environnement, qui n'ont pas été conviées au sommet, critiquent les tentatives d'appropriation de l'Arctique et plaident pour la signature d'un traité semblable à celui élaboré pour l'Antarctiquequi interdit les activités militaires et minières. Les Cinq ont toutefois estimé que l'élaboration d'un traité spécifique à l'Arctique n'était pas nécessaire.

(ats)

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