Liste noire: «Les pédophiles n'ont rien à faire auprès d'enfants»
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Liste noire«Les pédophiles n'ont rien à faire auprès d'enfants»

Les personnes condamnées pour pédophilie doivent figurer sur une «liste noire». C'est ce qu'a réclamé samedi à Coire le président du PDC Christophe Darbellay.

Pour Christophe Darbellay, les pédophiles doivent être fichés.

Pour Christophe Darbellay, les pédophiles doivent être fichés.

«La protection de l'enfant est clairement prioritaire», a souligné le conseiller national. «Les pédophiles n'ont rien à faire dans les écoles, les clubs de football, les choeurs d'enfants ou chez les scouts.»

Le Valaisan a annoncé le dépôt prochain d'une motion aux Chambres fédérales à ce sujet. Il ne s'est en revanche pas prononcé sur les récentes révélations concernant les cas de pédophilie dans l'Eglise catholique.

Il y a un mois, Doris Leuthard avait plaidé pour une liste nationale de prêtres pédophiles. Démocrate-chrétienne elle aussi, la présidente de la Confédération avait exigé de l'Eglise catholique qu'elle «assume ses responsabilités».

Déduire les frais de mariage

Christophe Darbellay a aussi demandé une déduction fiscale pour les frais de mariage. But de l'opération: supprimer «la discrimination fiscale entre couples mariés et concubins».

Enfin, le président du PDC a attaqué le ministre de la défense Ueli Maurer concernant ses visions sur l'armée. «Votre rapport de sécurité constitue le travail semestriel d'un étudiant, alors que vous disposez de milliers de collaborateurs», a-t-il ironisé.

Christophe Darbellay a accusé le conseiller fédéral UDC de «rêver d'une armée folklorique» et d'être «resté bloqué en 1951». Il a réclamé «des innovations et de l'imagination» pour «une armée qui n'avale pas davantage de milliards».

(ats)

De l'importance du «C»

Le PDC a lancé samedi une discussion interne sur ses valeurs chrétiennes. Réunis en congrès à Coire, les 250 délégués du parti ont pris connaissance d'un document de base intitulé «Notre C». Mis en consultation, le texte sera finalisé d'ici à la fin de l'année.

Selon le document qui ne contient pas les mots «Dieu» et «Eglise», la «conception chrétienne de l'homme» repose sur la «dignité des êtres humains». Elle exige de la «responsabilité individuelle» et de l'»initiative personnelle», tout en imposant de faire preuve de solidarité au sein de la communauté, entre les générations notamment.

«Notre politique chrétienne est marquée par le principe de subsidiarité», revendique le texte. «Elle a pour tâche d'intervenir pour protéger celles et ceux qui n'arrivent pas à faire face à leurs devoirs». Et d'ajouter que cette politique rejette toute idéologie de gauche ou de droite et cherche le consensus au centre de l'échiquier.

«Boussole principale»

«Le 'C' doit être la boussole principale de notre politique», a soutenu Lukrezia Meier-Schatz, qui présentait le papier conçu par le groupe de travail qu'elle dirige, suite à un sondage interne auprès d'un millier de participants. «Le 'C' représente des valeurs qui ont marqué notre culture occidentale et la tradition européo-chrétienne.»

Selon la conseillère nationale st-galloise, il appartient aux démocrates-chrétiens de «démontrer que la vision chrétienne de l'être humain est irremplaçable dans notre culture». Ce d'autant plus que l'homme se trouve aujourd'hui souvent désorienté dans une «société à options multiples», estime-t-elle.

Jacques Neirynck a rappelé que le christianisme n'est «pas une religion d'Etat». Mais le 'C' oblige les démocrates-chrétiens à voter pour des lois que leur conscience approuve, qu'ils soient eux- mêmes croyants ou non.

«Le C n'impose jamais l'immobilisme, le conservatisme, la peur ou la méfiance», juge le conseiller national vaudois. «Il est le levain dans la pâte, pas à côté de celle-ci». Et de conclure: «Le PDC n'est pas un parti chrétien. C'est un parti qui essaie de devenir chrétien».

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