Grande-Bretagne: Les personnes trans deux fois plus exposées aux délits
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Grande-BretagneLes personnes trans deux fois plus exposées aux délits

L’Office national des statistiques démontre que 28% des individus transgenres a déjà été victime de violences.

L’organisation précise que seules 63 personnes sur les 34’000 interrogées étaient transgenres, ce qui fait que l’échantillon dispose d’une «fiabilité réduite».

L’organisation précise que seules 63 personnes sur les 34’000 interrogées étaient transgenres, ce qui fait que l’échantillon dispose d’une «fiabilité réduite».

Keystone

Les personnes transgenres sont «deux fois plus susceptibles» d’être victimes d’un crime ou d’un délit au Royaume-Uni que celles qui ne le sont pas, a indiqué vendredi l’ONS.

Première analyse sous le prisme du genre

Chaque année, l’ONS sonde environ 34’000 personnes en Angleterre et au Pays de Galles sur des crimes et délits dont elles ont été victimes durant les 12 derniers mois et qu’elles n’ont pas signalés à la police, une méthode d’enquête reconnue pour être révélatrice des tendances sur le long terme.

Pour la première fois cette année, l’organisme a analysé les résultats de cette enquête sous le prisme de l’identité de genre. Épluchant les données recueillies entre le 1er octobre 2019 et le 18 mars 2020, l’ONS en a conclu que les personnes transgenres avaient été «deux fois plus susceptibles» que les autres d’être victimes d’un crime ou d’un délit (hors fraude)" au cours de cette période.

Un impact conséquent

«Plus d’une personne transgenre sur quatre (28%) a été victime d’un crime ou délit», quand ce n’est le cas que pour «14% de ceux dont l’identité de genre est la même que celle assignée à la naissance (appelées personnes cisgenres)", détaille le rapport de l’ONS.

L’organisation précise toutefois que seules 63 personnes sur les 34’000 interrogées étaient transgenres, ce qui fait que l’échantillon dispose d’une «fiabilité réduite».

Le bureau des statistiques s’est aussi intéressé à l’impact de l’orientation sexuelle ou des origines ethniques sur le risque d’être agressé. Il souligne ainsi que les personnes «d’origine ethnique mixte» sont «les plus susceptibles d’être victimes d’un crime ou d’un délit» (20%), devant les personnes asiatiques (15%) et les personnes blanches (13%).

2 personnes trans sur 5 agressées

Les gays, lesbiennes ou bisexuels sont 21% à rapporter avoir été victimes d’un crime ou délit sur la période, contre 14% pour les personnes hétérosexuelles.

Selon une étude YouGov commandée par l’association LGBT Stonewall, deux personnes trans sur cinq ont été victimes d’un incident ou crime de haine en 2019. Un Britannique trans sur huit a déjà été physiquement agressé par un collègue ou un client, c’est pourquoi 40% d’entre eux décident de cacher leur transidentité sur leur lieu de travail.

(ATS/NXP)

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