Genève: Les «petits» de Merck Serono ont créé 50 emplois
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GenèveLes «petits» de Merck Serono ont créé 50 emplois

Un an après la fermeture du site genevois du géant de biotech, seules sept spin-offs ont vu le jour. Merck Serono a déjà investi 20 millions de francs pour ces petites sociétés.

par
hdc
Les locaux se sont petit à petit vidés du personnel.

Les locaux se sont petit à petit vidés du personnel.

A l'heure d'un premier bilan, les start-up lancées grâce au fonds d'aide ad hoc de Merck Serono n'ont permis de créer qu'une petite cinquantaine d'emplois, apprend la «Tribune de Genève». L'entreprise pharmaceutique avait mis sur pied un programme nommé Entrepreneur Partner­ship Program (EPP). Ce dernier visait surtout à amoindrir le choc de l'annonce de la fermeture du site genevois de Merck.

Au mois d'avril 2013, soit un an après l'annonce choc de l'entreprise de Sécheron, sept structures ont été créées, trois actives dans les biotechnologies et quatre dans les services. Ces «spin-offs» (des morcellements d'une grande entreprise) emploient moins de 50 personnes, ex-salariées de Merck Serono.

Merck avait injecté 30 millions dans son programme EPP. Deux tiers de ce montant ont été investis dans des start-up jusqu'à présent.

Plus de 80 projets reçus

Le départ du géant de biotech de Genève avait signifié le biffage de 1250 emplois. Fin décembre, l'avenir professionnel de 750 anciens collaborateurs était connu. Des transferts vers d'autres sites de Merck, notamment ceux de Coinsins et d'Eysins (VD), des départs dans d'autres sociétés ou des retraites anticipées ont permis ces reclassements.

«Pour arriver à ces spin-offs, nous avons étudié de près de nombreuses propositions, explique Philippe Lopes-Fernandes, responsable du programme de soutien à la création d'entreprises, au quotidien genevois. Nous avons examiné plus de 80 projets, quelques-uns farfelus, une trentaine liée au consulting. Certains employés voulaient créer une société pour essayer de la revendre par la suite.»

Selon lui, l'objectif de Merck Serono avec EPP n'est pas de s'assurer un retour sur investissement mais de soutenir des entreprises qui pourront créer des emplois par la suite. «Si l'on investit 2 millions d'euros pour que les fondateurs aillent ensuite pointer au chômage, nous n'avons pas rempli notre mission.»

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