Langue bleue: Les petits paysans veulent des garanties sur le vaccin
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Langue bleueLes petits paysans veulent des garanties sur le vaccin

L'association des petits paysans VKMB veut obtenir de l'Office vétérinaire fédéral (OVF) des garanties quant aux risques éventuels du vaccin contre la maladie de la langue bleue.

L'OVF annonce la publication d'une étude pour fin janvier.

La vaccination contre la maladie de la langue bleue est obligatoire depuis l'an dernier. Sans vouloir jeter de l'huile sur le feu, l'Association suisse pour la défense des petits et moyens paysans (VKMB) a expliqué samedi dans un communiqué que de nombreux éleveurs craignent des effets secondaires du vaccin.

Il s'agit donc, pour le VKMB, d'élaborer deux formulaires destinés aux éleveurs. Le premier doit contenir les principales informations sur la vaccination, le second simplifier l'annonce des motifs de suspicion d'effets secondaires. L'OVF est prié de mettre en ligne de telles informations ainsi que de prendre des mesures en vue de restaurer la confiance.

Responsabilité des autorités

Pour le VKMB, l'OVF doit en particulier assurer que le vaccin a été testé et qu'il est définitivement autorisé. D'autre part, il doit garantir que les autorités prendront la responsabilité d'éventuels résidus de ce vaccin dans la viande et le lait. Dans ce sens, le VKMB exige la création d'un fonds de dédommagement.

Il demande enfin qu'au cours de l'année à venir, les coûts de la vaccination ne soient pas mis à la charge des éleveurs et que cetaines exploitations puissent y renoncer. Ce serait le cas pour celles qui ne pratiquent pas de commerce de bétail ou qui sont situées à plus de 1500 mètres d'altitude.

Etude publiée fin janvier

Interrogé par l'ATS, le porte-parole de l'OVF Marcel Falk a expliqué que le vaccin avait naturellement été testé et homologué. La procédure a en outre été discutée avec les représentants du monde agricole, les cantons et des experts.

Pour M. Falk, l'OVF informe de manière transparente, notamment sur son site internet, au sujet de ce vaccin. Il annonce en outre pour la fin janvier la publication d'une étude évoquant, entre autres, d'éventuels effets secondaires.

Inoffensive pour l'homme

L'an dernier, plus d'un million et demi d'animaux ont été vaccinés, soit près de 80% des bovins, des moutons et des chèvres. Selon l'OVF, un rappel du vaccin est nécessaire en 2009 pour assurer la continuité de la protection.

Inoffensive pour l'homme, la maladie touche les bovins, les moutons et les chèvres. Transmise par un moucheron, elle s'est massivement propagée en Europe depuis 2006. (ats)

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