Remaniement: «Les petits réglages de Monsieur Bricolage»

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Remaniement«Les petits réglages de Monsieur Bricolage»

La presse française n'est pas tendre avec François Hollande, au lendemain de son remaniement ministériel. Elle dénonce notamment ses calculs politiciens.

Capture d'écran.

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photo: Kein Anbieter/Dr - Twitter

Le remaniement du gouvernement effectué jeudi par François Hollande déçoit majoritairement la presse, qui dénonce vendredi les calculs politiciens du chef de l'Etat qui ne change nullement de cap à 15 mois de la présidentielle.

«Monsieur Bricolage»: le président de la République fait la une du Parisien, pour qui «François Hollande s'est contenté de petits réglages en vue de la présidentielle» de 2017. Idem pour Le Figaro, qui voit dans le remaniement «un dernier replâtrage pour finir le quinquennat».

François Hollande a procédé jeudi à un remaniement avec le retour des écologistes, Emmanuelle Cosse, ex-patronne d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV), Jean-Vincent Placé et Barbara Pompili; et de l'ex-Premier ministre Jean-Marc Ayrault prenant les Affaires étrangères. Du côté des radicaux de gauche, Jean-Michel Baylet hérite d'un ministère de l'Aménagement du territoire de la Ruralité et des Collectivités territoriales.

«Racler les fonds de tiroir»

Paul-Henri du Limbert dénonce dans Le Figaro le «péché mignon» de François Hollande, qui selon lui se plait à mettre «ensemble des pour et des contre», pensant qu'il «en sortira toujours quelque chose que l'on baptisera 'synthèse'».

Florence Chédotal de La Montagne, pense que François Hollande «donne tout simplement l'impression d'avoir raclé les fonds de tiroir» en ayant élargi sa base en invitant écologistes et radicaux de gauche mais «sans poids lourds». Pour elle, une question demeure: «quelle est la ligne politique»?

Bernard Maillard l'assure dans le Républicain Lorrain, ce «renouvellement de l'équipe gouvernementale ne marque aucune variation de cap» par rapport aux «orientations décidées depuis l'arrivée de Manuel Valls à Matignon».

«Il s'agit d'un gouvernement destiné à préparer la campagne de François Hollande pour une éventuelle réélection», estime Bruno Dive, de Sud-Ouest. Mais pour lui, comme pour beaucoup d'autres, «l'entrée d'Emmanuelle Cosse constitue une belle prise de guerre».

Pour Grégoire Biseau, de Libération, l'objectif de François Hollande est double. «Fracturer un peu plus le camp des écologistes» -Emmanuelle Cosse a démissionné de son poste de secrétaire nationale d'EELV- et trouver «enfin une porte de sortie à un dossier qui n'a cessé de pourrir la vie de ses gouvernements», celui de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes. (nxp/afp)

(NewsXpress)

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