covid-19 à Genève – Les pharmacies presque toutes en rupture d’autotests
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covid-19 à GenèveLes pharmacies presque toutes en rupture d’autotests

En raison d’une demande accrue, la plupart des officines du bout du lac sont à court d’autotests. Les commandes ont été passées, les délais sont incertains.

par
Jérôme Faas
Ce lundi, trouver un autotest à Genève relevait du parcours du combattant.

Ce lundi, trouver un autotest à Genève relevait du parcours du combattant.

Reuters

Plusieurs pharmacies genevoises n’avaient plus un seul autotest en stock ce lundi. Un lecteur, désireux de prendre ses précautions avant de recevoir son père pour manger mardi, s’est ainsi vu éconduire à la Pharmacie Populaire de Plan-les-Ouates et à la Pharmacie Principale de la Praille, où il lui a été conseillé de se rendre à l’aéroport, chez Sunstore. Là-bas, il s’en vend en effet encore, confirmait-on en fin de journée. Tout comme à la pharmacie du Muséum, à Malagnou, qui disposait d’une centaine de tests ce lundi matin. Mais ces commerces font presque figure d’exceptions.

Grossistes à la peine

La Pharmacie Principale des Eaux-Vives indique ainsi être à sec. «On a passé une commande. A priori, on doit en recevoir jeudi. Nous attendons encore une confirmation.» La Pharmacie Populaire de la Cité se trouve dans la même situation. «On n’en a plus depuis ce matin, et le grossiste ne nous a pas donné de délai.» A celle du Mail, les stocks touchent à leur fin. «Quelques marques nous manquent, mais on en a encore quelques-uns. Les commandes sont passées.»

Pharma24, qui jouxte les HUG, a vendu ses derniers autotests ce lundi après-midi. «Nos grossistes étaient en rupture. Là, la seule marque disponible, c’est Roche, explique Rémi Lafaix, le pharmacien responsable. Nous serons livrés cette nuit, j’ai pris pour deux-trois semaines de stocks.» Cette situation s’explique par l’explosion de la demande. «Au début de la pandémie, il se passait parfois trois ou quatre jours sans qu’on en vende un seul. La demande est partie à la hausse fin octobre, début novembre. Elle s’est encore accrue au cours des derniers jours.»

«Ne faites pas d’autotests»

Le Département de la santé, via son porte-parole Laurent Paoliello, déclare n’être ni étonné, ni catastrophé par cette subite pénurie. «La circulation du virus est si intense actuellement que nous conseillons vraiment aux gens d’aller se faire tester dans les centres prévus à cet effet. Ne faites pas d’autotests. Ils ne sont qu’un indicateur en période calme, et ils peuvent donner un faux sentiment de sécurité. Nous recommandons d’aller directement chez un professionnel, car si l’autotest est positif, vous devrez de toute manière faire confirmer ce résultat. Le message est donc: au moindre symptôme, faites un vrai test. C’est gratuit (ndlr: le prix d’un autotest varie selon les marques, mais tourne en moyenne autour des 7 francs). S’il est négatif, il le sera de manière sûre, et s’il est positif, la prise en charge est immédiate.»

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