Actualisé 21.05.2012 à 14:00

FranceLes phrases mythiques de Loulou Nicollin

Le truculent président du champion de France s'est fait une crête bleue et orange aux couleurs de Montpellier. Retour sur les petites phrases qui ont fait sa réputation.

de
Robin Carrel
Nicollin avec la crête promise sur Instagram.

Nicollin avec la crête promise sur Instagram.

«Porter réclamation alors qu'Hilton est en France depuis dix ans, c'est nous prendre pour des cons. On leur en réservera une un jour parce que dans la vie on se retrouve toujours. Ce sont des enfoirés», avait-il lâché à propos de l'AS Saint Etienne. Au passage, il en avait profité pour qualifier le Président des «Verts», Roland Romeyer, «d'infâme»…

Montpellier était deuxième en janvier 2010. Nicollin en avait profité pour (déjà) faire la leçon au PSG: «Je me mets à la place du président du Paris Saint-Germain, qui a un budget de je ne sais pas combien. Quand il voit celui de Montpellier, il doit se poignarder le cul avec une saucisse, le mec. Et encore avec une saucisse, ça ne fait pas trop mal.»

«Des grosses merdes»

Dans la foulée, c'était au tour de Jean-Claude Dassier, éphémère Président de l'OM, de subir les foudres de «Loulou». «Aujourd'hui, quand je vois des types qui sont là depuis trois jours et qui donnent déjà des conseils, cela me fait doucement rigoler. Jean-Claude Dassier, il est adorable, mais il ne sait pas par où pisse un taureau!»

En 2009, les fans de la Paillade avaient eu la mauvaise idée d'envoyer des pétards et autres bombes agricoles sur la pelouse, lors d'un déplacement à Nice. Le Drômois de bientôt 70 ans n'avait que modérément apprécié… «Les journaux de ma région vont s'en emparer et gribouiller ces supporters. Parce que c'est pas des supporters, c'est des grosses merdes. Ceux-là on va les virer.»

«Demi-Mongoliens»

Rolland Courbis avait sauvé in extremis le club héraultais d'une relégation en National en 2007. Cela n'a pas empêché Nicollin, qui dirige une société de ramassage d'ordures, de se «payer» son ancien coach. «Moi les mecs qui font du cinéma, aux poubelles ça n'existe pas. Moi je suis un homme-poubelles, je suis pas Robert Louis-Dreyfus, Monsieur mes-couilles. C'est pas les leçons d'un coach sans diplôme qui vont me faire quelque chose.»

Celui qui a entraîné le FC Sion l'espace d'un match était une des cibles préférées de «Loulou». Condamné dans une sombre affaire de transferts du temps où il était à la tête de Marseille, Courbis avait été pourtant défendu par Nicollin: «Je m'en bas les couilles complet, s'il me fait monter en 1re division, hein. Bien sûr, s'il vendait de la drogue ou violait les petites filles, ça m'emmerderait.... Ça, j'accepterais pas. Mais pour des conneries pareilles…»

Quelques années plus tard, alors à la lutte avec le PSG pour le titre, le président montpelliérain tressait des lauriers à... Courbis et enfonçait Carlo Ancelloti. «Je préfère Courbis à Ancelotti! Il faut être «jobard» pour prendre ce type. S'il ne coûte pas cher ça va, mais 500'000 euros mensuels... Je crois rêver. Je ne vois pas ce qu'il a de plus. Il a gagné des titres mais il avait de la came. Les grands entraîneurs sont ceux qui gagnent des titres avec des demi-bons. Avec Courbis, on est monté en Ligue 1 avec des demi-mongoliens».

«Petite tarlouze»

L'une des victimes préférées du plus truculent Président est clairement Benoît Pedretti. Le milieu de Lille avait reçu une volée de bois verts il y a quelques années. « Il a tout commandé sur le terrain, mais celui-là, quand il viendra à Montpellier, on va s'en occuper. Ce type est une petite tarlouze.» Sanctionné pour son dérapage verbal en raison de son caractère homophobe, Nicollin n'a de loin pas désarmé: «J'aurais dû le traiter de petit con ou de petite merde et ça aurait bien été. Ils ne vont pas me faire un deuxième trou au cul. C'est moi qui paye à Montpellier.»

A quelques journées de la fin de saison, la tension se faisait sentir. Younès Belhanda s'était fait expulser contre Evian, ce qui lui avait valu les remontrances de sa hiérarchie. «S'il veut devenir un grand grand joueur, va falloir qu'il se calme. Quand il prend une gifle, eh bien il faut faire la salope, il faut se coucher par terre, faire «haaa haaaa...» plutôt que de répondre. Moi, je préfère le mec qui répond, ça veut dire qu'il a des couilles. Mais que voulez-vous. Là, s'il veut devenir vraiment un grand, il faut qu'il fasse la salope, qu'il tombe et tout...»

«Branlette espagnole»

Le Président du club de la Mosson aime bien s'en prendre à ses joueurs et... aux femmes. Deux exemples parmi tant d'autres. «Mes joueurs, je les paie plus cher que mes maîtresses. Et mes maîtresses au moins, elles me régalent la chique» ou encore «Si on se marie, c'est pour avoir des enfants, c'est pour assurer une famille. Il ne faut pas que ce soit une connasse. Les connasses, on les tire avant et l'on s'amuse avec. Comme il y a plus de connasses que d'intelligentes, il faut faire un choix...»

Finalement, Montpellier a remporté le titre dimanche soir et c'est peu dire que Nicollin avait promis plein de belles choses en cas de succès... «Je me ferai une crête comme Cabella ou Menez, un côté brun et au milieu blond! Ça fera rire tout le monde. Et puis comme on ne voit que des athlètes ou des blacks faire ça, pour une fois, on verra un vieux président qui se fera une iroquoise.» Lors de l'avant-dernière journée de Ligue 1, «Loulou» avait encore plus fait rêver ses fans: «Un petit nul à Auxerre et hop, une branlette espagnole.» Il est déjà passé de la parole aux actes pour la première promesse (voir photo ci-dessus).

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