Actualisé 23.02.2019 à 15:01

Avalanche à Crans-Montana

Les pistes de ski «ne sont pas ouvertes d'office»

Quatre jours après l'avalanche, Berno Stoffel, président des Remontées mécaniques, affirme qu'il n'y a pas de pressions économiques pour l'ouverture des pistes de ski.

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Quatre jours après l'avalanche de Crans-Montana, Berno Stoffel assure qu'il n' y a pas de pression pour l'ouverture des pistes de ski. (Samedi 23 février 2019)

Quatre jours après l'avalanche de Crans-Montana, Berno Stoffel assure qu'il n' y a pas de pression pour l'ouverture des pistes de ski. (Samedi 23 février 2019)

Keystone
Minute de silence, en mémoire du patrouilleur décédé dans l'avalanche. (21 février 2019)

Minute de silence, en mémoire du patrouilleur décédé dans l'avalanche. (21 février 2019)

Keystone
Les remontées mécaniques de Crans-Montana se sont arrêtées et les employés et clients du domaine skiable valaisan ont pu observer une minute de silence en mémoire du patrouilleur décédé. (21 février 2019)

Les remontées mécaniques de Crans-Montana se sont arrêtées et les employés et clients du domaine skiable valaisan ont pu observer une minute de silence en mémoire du patrouilleur décédé. (21 février 2019)

Keystone

Il n'y a aucune pression économique qui pousse les exploitants à ouvrir le plus de pistes possible. Le président des Remontées mécaniques du Valais a tenu à apporter cette clarification 4 jours après l'impressionnante avalanche qui a débordé sur le domaine skiable.

Interviewé samedi par la radio SRF, Berno Stoffel dément les spéculations qui ont récemment circulé. Les chefs de piste sont responsables de la fermeture des pistes. Ils analysent chaque matin la situation et évaluent si la météo de la nuit comme le froid, le vent ou de nouvelles chutes de neige ont modifié les conditions.

VIDEO- Le patrouilleur décédé secourait une skieuse blessée

Pas d'ouverture d'office

Chaque piste est descendue et contrôlée individuellement. «Elles ne sont pas ouvertes d'office», poursuit le responsable. Les responsables de ce travail sont employés par les entreprises des remontées mécaniques, mais gardent leur indépendance.

Berno Stoffel n'a pas connaissance d'un conflit entre un directeur de remontées et un des spécialistes du terrain où il aurait été question d'ouvrir les pistes pour des raisons économiques. «Il n'appartient pas au directeur de mettre sous tutelle les chefs de piste ou de remettre en question leur jugement.»

Le responsable des Remontées mécaniques du Valais part de l'idée que les avalanches de glissement vont se multiplier à l'avenir avec le changement climatique et qu'il faudra fermer davantage de pistes. Pour les responsables de domaine, une avalanche qui s'abat sur les voies ouvertes aux skieurs est la pire chose qui soit.

Un mort et trois blessés

L'avalanche de mardi dernier sur la piste de Kandahar à Crans-Montana a tué un patrouilleur français de 34 ans. Trois autres personnes ont été blessées.

La masse neigeuse - selon toute vraisemblance une avalanche de glissement - s'est déclenchée vers 14h15 à 2500 mètres d'altitude en contrebas du glacier de la Plaine-Morte. Elle s'est étendue sur 840 mètres, dont 400 mètres de piste où les victimes ont été emportées. Le Ministère public valaisan a ouvert une enquête. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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