Actualisé 14.03.2016 à 12:13

Ski freerideLes places en finale vaudront très cher

Pour son 10e anniversaire, le Nendaz Freeride s'est offert un plateau digne du World Tour. Et la concurrence sera impitoyable.

de
Oliver Dufour, Sion

Voir des skieurs ou des snowboarders dévaler une pente vertigineuse recouverte de neige poudreuse, forcément ça suscite la curiosité, l'admiration, voire l'envie. Ce week-end, la station valaisanne accueillera pas moins de 120 de ces funambules sur deux versants de montagne pour cette étape du Freeride World Qualifier (FWQ), antichambre de l'élite du Freeride World Tour (FWT). «Ils étaient plus de 400 inscrits, donc nous avons été contraints de nous baser sur le classement et les résultats pour attribuer les sésames», explique Cyril Lanfranchi, président du comité d'organisation. «On a pris les meilleurs en ajoutant encore trois wild cards.»

Dès vendredi matin, à 9h, les qualifications démarreront au sommet de la Dent de Nendaz. La concurrence sera féroce pour une place en finale le lendemain, sur les versants du Mont-Gond. «Seuls 40 à 50 riders pourront se qualifier, dont une vingtaine de skieurs masculins, le reste réparti entre skieuses, snowboarders et snowboardeuses», avertit Cyril Lanfranchi. Et aucun passe-droit n'est accordé à qui que ce soit. Que ce soit Estelle Balet, championne du monde en titre en snowboard et actuelle leader du FWT ou le Français Leo Slemett, actuel 4e du classement FWT en ski, tous devront passer par un run qualificatif. «Ca explique que certaines pointures hésitent à venir», ajoute le directeur course neuchâtelois.

Pas envie de rejoindre l'élite

Mais le Nendaz Freeride ne s'en formalisera pas. Il a pu réunir un plateau étoilé pour sa 10e édition. Dans le milieu, l'épreuve est reconnue comme étant la meilleure de toutes sur le circuit FWQ. «Notre force, par rapport à l'Xtreme de Verbier, c'est que les deux faces que nous ridons sont exposées au nord et toujours bien protégées et peuvent garder leurs très bonnes conditions. Alors que le Bec des Rosses est très exposé au foehn, ce qui peut affecter la qualité de la neige.» «C'est vraiment un peu l'événement ici», observe quant à lui Max Vaquin, 23 ans et gloire locale du ski freeride. «Ce n'est pas partout qu'ils peuvent se vanter d'une pareille organisation.» Lancé par Cyril Lanfranchi avec une petite équipe de passionnés en 2007, l'événement n'a cessé de grandir pour devenir l'important événement d'aujourd'hui. De quoi rêver d'intégrer un jour le World Tour? «Pas du tout», coupe l'organisateur. «Pour les épreuves FWT, leur organisation prend tout en charge. Nous voulons pouvoir continuer à nous améliorer en nous marrant bien. En plus il y a déjà Verbier, Chamonix, l'Autriche...»

Ce qui ne signifie pas non plus que le Nendaz Freeride se contentera de stagner. «Je suis un homme de défis, mu par la passion», sourit Cyril Lanfranchi. «Chaque année nous nous fixons de nouveaux objectifs, car j'estime qu'on doit toujours pouvoir s'améliorer. Cette année, l'évolution passe par une diffusion en streaming de toute l'épreuve principale, samedi dès 8h30, ainsi qu'une diffusion condensée sur quelques chaînes de télévision. «20 minutes» mettra d'ailleurs à disposition de ses lecteurs le signal continu tout au long de l'épreuve (lire encadré). L'organisation nendette accorde également beaucoup d'importance à la sécurité et fait beaucoup de prévention. En particulier auprès des jeunes, comme ce fut le cas lors de l'épreuve junior disputée le week-end dernier. «C'est notre devoir de le faire. Lorsque ce sont des riders ou des gens du Nendaz Freeride qui passent le message, ça passe souvent mieux que lorsque ça vient de guides ou d'autres institutions», observe Cyril Lanfranchi. Dès demain, tout sera mis en place pour garantir au maximum la sécurité de tous.

Finale en direct

Samedi, dès 8h30, «20 minutes» vous donne accès aux images en streaming de la finale du Nendaz Freeride. Une quarantaine de riders se disputera la victoire sur les pentes du Mont-Gond.

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