Revue de presse: Les plaintes pour injures ont explosé
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Revue de presseLes plaintes pour injures ont explosé

Les plaintes pour calomnies, diffamations et injures occupent la presse dominicale du jour mais aussi la liste fédérale des traitements ambulatoires, et les statistiques de la démence.

Photo d'illustration.

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Keystone

Mongol, pétasse, lavette, salaud, cloporte, ou même «connard de Vercorin», ces propos fleuris et beaucoup d'autres ont conduit à des condamnations réelles ces dernières années. Depuis 2009, les plaintes pour injure, diffamation et calomnie ont explosé en Suisse, explique Le Matin Dimanche .

Dans le détail, les plaintes pour calomnies ont doublé (de 667 à 1384), alors que celles pour diffamations (de 980 à 1624) et injures (de 5775 à 9434) ont augmenté de quelque 63%. Dans 82% des cas, l'individu sanctionné est de sexe masculin. Cela reflète-t-il une véritable augmentation de la violence verbale ou plutôt une diminution de la marge de tolérance, qui nous pousserait plus souvent à déposer une plainte? Les deux pistes d'explications se complètent.

Remboursé qu'en ambulatoire

La Confédération veut promouvoir les traitements ambulatoires, apprend-on dans la NZZ am Sonntag . L'Office fédéral de la santé publique (OFSP) va présenter au second semestre 2017 une liste des interventions qui ne seront remboursées en règle générale par les caisses-maladie que si elles sont traitées de manière ambulatoire, rapporte la NZZ am Sonntag.

Des critères d'exception seront néanmoins prévus. La question se pose notamment pour l'opération des varices, des hernies ou des amygdales, les circoncisions ou les hémorroïdes. Les interventions en externe sont moins chères pour l'ensemble du système de santé, mais elles sont encore peu utilisées en Suisse en comparaison internationale. Berne veut ainsi éviter que chaque canton n'établisse sa propre liste, comme l'ont déjà annoncé Lucerne et Zurich.

Démence

Le nombre de personnes en Suisse atteintes de démence est plus élevé que ce que l'on pensait. D'après les toutes dernières données d'Alzheimer Suisse, la démence touchait 144'000 individus en 2016 dans le pays, soit environ 25'000 de plus que signalé jusqu'ici. En 2015, l'association estimait ce total à 119'000, comme le confirment des documents sur son site, rapportent les dominicaux alémaniques Ostschweiz et Zentralschweiz am Sonntag.

Elle tire ses derniers chiffres des données EuroCoDe et EURODEM, plus actuelles et fiables car se fondant sur des méta-analyses. Ces dernières autorisent aussi la comparaison avec des pays européens. Les données pour 2015 et 2016 ne sont donc pas comparables. Avec l'ancienne méthode de calcul, le nombre de personnes atteintes de démence en Suisse s'élevait à environ 121'600 l'an dernier.

Alzheimer Suisse estime qu'actuellement 9% des plus de 65 ans souffrent d'Alzheimer ou d'une autre forme de démence. Chez les plus de 90 ans, le taux monte à 40%. L'association part du principe que la moitié des personnes souffrant de démence n'ont pas reçu de diagnostic formel permettant d'en attester.

L'âge étant le principal facteur de risque, Alzheimer Suisse s'attend à ce que le nombre de personnes touchées continue d'augmenter parallèlement à la croissance démographique. Il estime que 300'000 personnes seront atteintes de démence en Suisse à l'horizon 2040. Pour autant qu'il n'y ait pas d'améliorations sensibles au niveau de la prévention ou des traitements médicaux.

La démence représente déjà la cause la plus courante de dépendance pour le troisième âge. Après les maladies du coeur et le cancer, c'est aussi la troisième cause de décès en Suisse. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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