Les pluies privent le pain d'une partie du blé suisse
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Les pluies privent le pain d'une partie du blé suisse

VAUD – Les récoltes de la Côte et du Nord vaudois sont les plus touchées. Le prix du pain ne devrait toutefois pas subir de hausse.

C'est la course contre la montre pour les paysans, qui ont profité du premier week-end ensoleillé du mois pour sauver ce qu'ils peuvent de leur récolte de blé. «Le problème réside dans la durée des pluies que nous avons eues. Dans ces conditions, quand le blé arrive à maturité, il commence à germer sur pied, ce qui rend la récolte impropre à la consommation. La farine n'est plus panifiable et doit être transformée en fourrage», explique Marce Friedli, responsable de l'organisme de contrôle des exploitations agricoles vaudoises.

«Si on avait pu moissonner le week-end précédent, le bilan n'aurait pas été aussi lourd», soupire Henri Lequint, agriculteur à Givrins, sur la Côte, qui estime à 40% la proportion de sa récolte perdue. «Le manque à gagner est de 15% et aucune subvention ne viendra nous aider.» L'ampleur des dégâts dépend des variétés de blé plantées, mais aussi de l'altitude. Sur les terres basses de la Riviera et du Nord vaudois, le blé y était à maturité il y a une semaine. Du coup, 40% à 60% des épis de blé y ont germé. «A Yverdon-les-Bains, samedi, deux lots sur trois étaient foutus», indique Christophe Grand, responsable du centre collecteur de la région d'Orbe et d'Yverdon-les-Bains.

Le consommateur ne devrait toutefois pas subir de hausse, la farine n'entrant que pour 14% dans le prix du pain. «Ce serait un prétexte plus qu'une réelle cause», selon Yves Pellaux, président de Prométerre.

Carole Pirker

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