Covid-19 à Genève – «Les plus jeunes préfèrent contracter le virus»
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Covid-19 à Genève«Les plus jeunes préfèrent contracter le virus»

La population montre peu d’engouement pour le booster. Quelque 143’000 rappels ont été injectés depuis le mois de décembre dans le canton qui tenait son traditionnel point presse.

par
Leïla Hussein
La semaine prochaine, du mardi au samedi, des vaccinations sans rendez-vous seront possibles à la salle communale des Délices, au Grand-Saconnex. 

La semaine prochaine, du mardi au samedi, des vaccinations sans rendez-vous seront possibles à la salle communale des Délices, au Grand-Saconnex.

20min/Marvin Ancian

«Il n’y a pas un engouement énorme pour le booster», a confié vendredi, Adrien Bron, directeur général de la Santé genevoise, face à la presse. A l’heure actuelle, quelque 143’000 personnes ont reçu une troisième dose. D’ici la fin du mois, toutes celles et ceux qui sont en attente auront reçu le rappel.

En revanche, il y a peu de nouvelles inscriptions. «Il y a vraisemblablement beaucoup de réflexions au sein de la population. Dans la catégorie des plus jeunes, ils préfèrent contracter le virus», constate le responsable.

La semaine dernière, 1300 personnes ne se sont pas présentées à leur rendez-vous. Depuis la mise à disposition du booster, le nombre de désistements s’élève à 5000. La contraction du virus et le surbooking en étaient les deux principales causes au mois de décembre.

Vaccins pour enfants difficilement lancés

Une contamination au virus remplace le rappel uniquement si elle intervient plus de quatre mois après la deuxième dose. «Si la personne est testée positive avant, ça ne compte pas, car le corps n’a pas eu le temps de développer une immunité suffisante», a souligné la médecin cantonale, Aglaé Tardin.

«Le dispositif de vaccination pour les enfants de 5 à 11 ans a été difficile à mettre en place», a indiqué la pharmacienne cantonale, Nathalie Vernaz-Hegi. En cause: un absentéisme important en raison du Covid chez le personnel médical. 165 bambins ont déjà reçu le sérum et 2’256 sont inscrits pour y accéder. Le sérum est recommandé pour les enfants qui souffrent de maladies chroniques et pour ceux vivant avec une personne vulnérable.

Les autorités sanitaires s’inquiètent de la hausse des contaminations dans les établissements médico-sociaux genevois (EMS). Sur les 54 EMS que compte le canton, 18 sont touchés par le Covid-19. 56 personnes ont été testées positives et 40 sont en quarantaine. «Une situation préoccupante qui doit être surveillée», estime la médecin cantonale, Aglaé Tardin.

Les nouveautés

Après l’annonce du raccourcissement de la période d’isolement et des quarantaines, 10’000 mails ont été envoyés aux personnes concernées. Si la durée n’est désormais plus que de cinq jours, la médecin cantonale appelle à la vigilance. «Il y a un risque que des gens encore contagieux retournent trop vite à la vie active et infectent d’autres personnes. En cas de symptômes persistants, il faut donc continuer de s’isoler.»

Afin de soulager le dispositif de testing, le canton a abandonné deux stratégies: les tests répétés en entreprise et les analyses de masse en cas de flambée dans les écoles. Dans ce deuxième cas, des autotests sont distribués aux parents d’élèves pour qu’ils procèdent eux-mêmes à la vérification.

Le variant Omicron présent à 100%

Durant la première semaine de janvier, le nombre de cas a frôlé la barre des 3000 par jour. Ce chiffre, qui n’est plus en augmentation après une croissance exponentielle des contaminations, est difficile à interpréter, relève Adrien Bron. «La question demeure de savoir si nous avons atteint un plateau ou si le dispositif de testing, actuellement saturé, ne permet pas de détecter plus d’infections. Une chose est sûre: désormais, le variant Omicron représente la quasi-totalité des cas positifs.»

Le nombre d’hospitalisations liées au Covid semble aussi s’être stabilisé, avec 427 personnes admises. Durant les dix premiers jours de janvier, cinq décès dus au virus ont été enregistrés.

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