Actualisé 02.04.2020 à 12:21

Suisse

Les poissons d'avril se font rares dans les médias

Coronavirus oblige, les plaisanteries ne sont pas nombreuses dans la presse romande ce 1er avril. Mais certains journaux ont quand même joué le jeu.

de
ats/nxp
Les poissons d'avril n'inondent pas les journaux ce mercredi.

Les poissons d'avril n'inondent pas les journaux ce mercredi.

Keystone

Les poissons d'avril se font discrets dans les médias romands.«LeMatin.ch» joue avec les nerfs de ses lecteurs en annonçant une limitation du temps autorisé en semaine pour regarder des films et des vidéos sur Youtube.

Fini le streaming en semaine: la forte pression sur les réseaux oblige la Suisse à prendre des mesures préventives pour préserver la qualité du télétravail et se mettre à l'abri de problèmes de sécurité, explique «LeMatin.ch» dans son édition de ce particulier 1er avril 2020.

Dans le «Quotidien jurassien», des poules pondent des oeufs déjà teints. Dans ce même journal, on peut lire le compte rendu d'un match de foot à Delémont contre Bassecourt devant plus de 3000 personnes. Il a pu avoir lieu grâce à une dérogation du gouvernement jurassien.

Le foot a aussi inspiré «20 Minutes»: l'Association suisse de football (ASF) et l'Österreichischer Fussball-Bund (ÖFB) ont signé un pacte par fax, qui scelle leur union pour cinq ans au moins. [...]. La pandémie du coronavirus n'aura fait qu'accélérer l'affaire. En revanche, concernant le lien entre le recyclage et le risque de pénurie de papier toilette, le problème est bien réel.

Certaines gares de l'Oberland bernois se mettent au bilinguisme, selon le «Journal du Jura». Elles écrivent désormais le nom de leur commune dans les deux langues. Meiringen devient ainsi Meringue, Brienz-Brience, Interlaken Ost-Entrelacs Est et Riggenberg-Ringember.

En Valais, une nouvelle espèce de batracien à sept dents a été identifiée autour du lac de Morgins, annonce un office du tourisme. Qui invite toutefois les amateurs de montagne à attendre l'été pour venir voir l'animal.

Dans le canton de Vaud, un faux communiqué de presse circule, indiquant que les vacances d'été sont supprimées. En contre-partie, les élèves seraient dispensés de suivre dès ce mercredi l'enseignement donné à distance.

A Neuchâtel, la police et l'institut Microcity annoncent l'arrivée d'un radar mesurant, outre la vitesse, la température corporelle du conducteur. Selon un faux communiqué, cette innovation serait à l'étude depuis un an et n'aurait rien à voir avec le coronavirus.

(ats/nxp/20 minutes)

Cette année, en Asie, on ne plaisante pas avec le poisson d'avril

Traditionnellement, le 1er avril est la journée des blagues mais, à l'heure du coronavirus, personne n'est d'humeur à plaisanter et certains gouvernements asiatiques ont menacé de peines de prison les auteurs de poissons d'avril sur la pandémie.

Mercredi, une star de la K-pop sud-coréenne, Jaejoong, membre du groupe JYJ, en a fait l'amère expérience après avoir voulu laisser croire qu'il était hospitalisé en raison du Covid-19. Des fans inquiets lui ont aussitôt écrit pour lui souhaiter un prompt rétablissement. Mais une heure plus tard, il a mis à jour sa publication et révélé qu'il s'agissait d'une plaisanterie visant à «sensibiliser». A l'étranger comme dans son pays, de nombreuses personnes ont vivement critiqué cette mauvaise blague, la qualifiant d'«inappropriée» et de «pas amusante».

Depuis son apparition, la pandémie a provoqué un déluge de fausses informations qui a inondé internet et les réseaux sociaux, compliquant les politiques de lutte mises en oeuvre par les gouvernements. Dans certains pays, comme Taïwan, les auteurs de blagues sur le coronavirus sont même passibles de peines d'emprisonnement.

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