Émeutes à Saint-Gall - Les polices unissent leurs forces pour éviter les débordements
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Émeutes à Saint-GallLes polices unissent leurs forces pour éviter les débordements

Après les rassemblements contre les mesures sanitaires, la police cantonale explique comment les forces de l’ordre coordonnent leurs réponses pour endiguer l’escalade de violence.

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03/04/2021

Saint-Gall, Sion, Zurich, Winterthour… Les appels sur les réseaux sociaux se multiplient et les rassemblements, majoritairement de jeunes adultes et adolescents qui protestent contre les mesures sanitaires s’étendent à toute la Suisse. Et le sentiment de frustration ne semble pas s’atténuer. Un appel à se rendre en masse à Saint-Gall vendredi prochain circule sur Snapchat, a constaté «20 Minuten».

«Si les émeutes se produisent à plusieurs endroits, la police sera dépassée», s’inquiète Fredy Fässler, président de la conférence des directrices et directeurs des départements cantonaux de justice et de police (CCDJP) et Conseiller d’État saint-gallois chargé de la Justice, interrogé par nos confrères alémaniques. Il se dit inquiet: pour pouvoir résister à la pression, il explique cependant qu’une coordination entre les cantons a été mise en place. Il l’estime efficace pour l’instant.

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Infractions pénales

Les autorités rappellent également les peines encourues par les instigateurs comme par les participants. Certains messages circulant sur les réseaux sociaux incitent directement à la violence envers les officiers de police. Le simple fait de les diffuser est pénalement répréhensible. Une enquête est d’ailleurs en cours. De plus, la participation à une manifestation non autorisée peut, elle, entrainer une amende de plus de 100 francs.

Restrictions contestées

Parmi les mesures appliquées, des restrictions de périmètre ont largement été utilisées lors des précédents rassemblements. Plus de 600 injonctions ont été distribuées. Les personnes concernées ont interdiction de se rendre à Saint-Gall pendant 30 jours, sauf si elles doivent y travailler ou étudier.

Ce genre de méthode est normalement réservé aux récidivistes ou aux situations comportant un risque de débordement grave, relève «Le Temps». La police saint-galloise justifie néanmoins cette mesure très incisive par une situation «extraordinaire». Elle affirme respecter le principe de proportionnalité. À Lausanne, ce type de mesures était et demeure pratiqué contre des dealers de rue par ou des mendiants toxicos dans l’enceinte de la gare ou des commerces de la gare. .

Depuis plusieurs semaines, des débordements ont lieu dans les rues de Saint-Gall. 

Depuis plusieurs semaines, des débordements ont lieu dans les rues de Saint-Gall.

20 min

A la suite de ces débordements, des réclamations politiques ont été lancées pour faire entendre la détresse des jeunes face à la crise sanitaire. Un appel conjoint de cinq sections jeunes de plusieurs partis politiques a été adressé au Conseil fédéral.

(lmv)

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