Genève: Les policiers en formation sont désormais armés
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GenèveLes policiers en formation sont désormais armés

Les policiers genevois en formation sont désormais armés, a affirmé samedi la cheffe de la police genevoise Monica Bonfanti. Cette mesure a été prise à la suite du braquage de Thônex, il y a un an.

Le jour des faits, le Change Migros avait été pris d'assaut par une bande lyonnaise armée de kalachnikovs et munie d'explosifs. Des tirs avaient fusé en pleine rue. La plupart des auteurs courent toujours. Deux stagiaires n'avaient pas pu intervenir, faute d'être armés.

La cheffe de la police Monica Bonfanti a affirmé dans un entretien à la «Tribune de Genève» avoir pris des mesures. Les policiers en formation passent un certificat de tir intermédiaire avant de partir en stage sur le terrain avec une arme. Ils ne peuvent s'en servir qu'en cas de légitime défense.

Braquage du change Migros de Thônex, 26.11.10

La majorité des véhicules d'intervention, soit 56, sont équipés de deux gilets pare-balles lourds qui arrêtent les projectiles d'armes longues, a ajouté Mme Bonfanti. En outre, un nouveau canal radio relie la gendarmerie de l'Ain et de la Haute-Savoie à la police et aux garde-frontière genevois.

Zone Interdite sur les braquages à Genève.

Attaques en baisse

A l'occasion de la période des Fêtes, la criminalité augmente chaque année. Dans le cadre de l'opération «Blocus», 85 lieux-dits sensibles (banques, offices postaux, stations-service) dans des zones situées à moins de deux kilomètres de la frontière font l'objet de patrouilles renforcées.

Selon Mme Bonfanti, les commandos des banlieues françaises ont été moins actifs depuis le début de l'année. En 2009, sur 16 hold- up, 10 sont attribués à cette mouvance. En 2010, ce sont 13 sur 16 brigandages et, en 2011, aucun sur les deux cas recensés jusqu'au 15 novembre. Plusieurs arrestations dans le milieu lyonnais sans lien avec l'attaque de Thônex pourraient expliquer cette détente.

Un an après, l'enquête suit son cours, a précisé la cheffe de la police genevoise. Un seul suspect avait été arrêté après le braquage manqué. Il avait porté plainte pénale contre les deux gendarmes qui lui avaient tiré dessus le 26 novembre. Les trois policiers impliqués avaient à leur tour porté plainte contre le prévenu pour tentative d'assassinat.

(ats)

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