Actualisé 16.10.2012 à 14:50

Lausanne

Les policiers réclament plus d'effectifs

L'association professionnelle des policiers lausannois demande plus d'effectifs pour faire face aux infractions en hausse et aux bagarres à la sortie des boîtes de nuit.

L'association professionnelle des policiers lausannois réclame 85 agents supplémentaires à l'horizon 2016, soit 60 de plus que le renfort promis par la municipalité.

L'Association des fonctionnaires de police lausannois (AFPL) a présenté mardi une «feuille de route» évolutive, qui résume son ras- le-bol. Elle salue la décision de la ville d'accorder cinq postes de plus en 2012 et 25 aspirants dès 2013, mais estime que cette augmentation est «insuffisante à long terme».

Foule hostile

Les incidents du 13 mai à la place Bel-Air, et ceux des week-ends suivants, ont confirmé le manque récurrent d'effectifs à Lausanne, relève l'AFPL. Ce matin-là, à la sortie des boîtes de nuit, la police s'était retrouvée face à une foule hostile de 200 personnes. Des agents s'étaient fait accueillir par des jets de bouteille.

Ces rassemblements de jeunes parfois alcoolisés et sous l'emprise de drogues mettent en danger l'intégrité physique des policiers. «L'effet de masse d'une foule avinée et vindicative n'est plus contrôlable par une police en sous-effectifs», note l'association.

60 policiers de plus

En 2014, les 25 aspirants promis par la ville auront terminé leur formation et pourront s'engager sur le terrain. Mais ils ne suffiront pas: les policiers réclament 30 agents formés supplémentaires pour 2015, et un chiffre équivalent pour 2016.

En attendant, Lausanne pourrait faire appel à la gendarmerie, aux autres corps municipaux ou à la sécurité militaire, suggère l'AFPL. «Il nous faut absolument des renforts pour la nuit du vendredi au samedi et celle du samedi au dimanche, là où ça brûle», a expliqué Jean-Denis Geinoz, président de l'AFPL et colonel au DDPS à Berne.

Réactions attendues

Des actions de protestation ne sont pas à l'ordre du jour. Elles ne sont pas nécessaires «entre gens intelligents», estime M. Geinoz. «Nous disons que nous ne sommes pas contents de la situation. On espère que cela fera bouger les choses. On attend des réactions».

L'association est réticente à l'idée de transférer au canton la police judiciaire de Lausanne, dans l'optique de réaliser des économies. «Si l'idée est abordée, nous aimerions au moins être partie prenante dans les discussions», a précisé M. Geinoz. (ats)

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