Grand Conseil: Les policiers travailleront toujours «incognito»
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Grand ConseilLes policiers travailleront toujours «incognito»

Les gendarmes ne seront pas tenus d'arborer leur matricule sur leur uniforme. Mais ils devront s'identifier si un citoyen l'exige.

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mpo/dti/ats

Jeudi après-midi, le parlement a décidé à une écrasante majorité de ne pas obliger les pandores à arborer leur numéro de matricule sur leur uniforme. Mais ils devront s'identifier à la demande des citoyens.

«C'est une sage décision, surtout en cette période difficile. On peut logiquement penser que les élus réitèrent leur soutien à la police après celui accordé par le gouvernement», a analysé Walter Schlechten, président du syndicat des gendarmes.

Une décision peu appréciée par la gauche. «L'affichage du matricule était une manière de retrouver la confiance entre la police et les citoyens», selon le député socialiste Pablo Garcia. «On voit mal une personne victime d'un abus policier lui demander son matricule», lance son collègue rose Roger Deneys. «La gauche a été très agressive, accepter le port du matricule dans ces conditions aurait pu aboutir à une crise», a expliqué le député libéral Olivier Jornot.

La majorité a estimé qu'il est déjà possible de retrouver, grâce à la main courante, l'identité d'un policier qui aurait commis une agression. «Nos matricules nous les donnons volontiers, et avec le sourire», a ironisé Walter Schlechten. «Ça implique d'insister sur les bonnes pratiques. Chaque policier porte une responsabilité collective et individuelle», conclut le commandant de la gendarmerie Christian Cudré-Mauroux.

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