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Incendie à l'avenue de ProvenceLes pompiers progressent vers la maîtrise du feu

Le sinistre qui s'est déclaré jeudi dans une entreprise de stockage d'archives à Lausanne n'était toujours pas maîtrisé lundi en fin d'après-midi.

Les pompiers ont néanmoins considérablement avancé dans leurs travaux d'extinction et ont progressé dans le sous-sol sinistré.

Après avoir noyé le deuxième sous-sol par un apport d'eau massif, les pompiers ont commencé à pénétrer dimanche en fin de journée dans le local de 4600 m2 contenant 3000 mètres cubes d'archives, a expliqué leur porte-parole Bernard Sermier. Centimètre par centimètre, leur progression est rendue extrêmement difficile par la chaleur, de nombreux gravats et des foyers subsistant ça et là.

Les hommes du feu sont accompagnés par des ingénieurs qui les conseillent sur les itinéraires à emprunter et sur les endroits du plafond qu'il faut étayer. Un risque d'effondrement du bâtiment n'est pas exclu, a rappelé Bernard Sermier.

Ce travail harassant se poursuivait lundi en fin de journée. A leur sortie, les pompiers, très éprouvés, sont pris en charge médicalement. Le porte-parole n'a pas pu dire quand le sinistre pourra être maîtrisé.

Prise en charge médicale

Quelque 150 personnes sont encore sur place, dont 50 hommes du feu. La section de 45 militaires mobilisés pour pomper l'eau du lac a été libérée vers 13h30, les besoins ayant fortement diminué, a relevé le porte-parole.

Les activités ont repris normalement dans le quartier, hormis dans le bâtiment qui reste bien entendu inaccessible, a ajouté Bernard Sermier. Outre une hotline, une nouvelle séance d'information était prévue à 18h00 pour répondre aux besoins de la population.

L'incendie engendre encore des fumées qui ne présentent aucun risque sanitaire. La combustion du papier dégage principalement de la vapeur d'eau et des dioxides de carbone, a souligné la ville de Lausanne dans un communiqué.

Destruction totale

La société Secur'Archives qui occupait les lieux s'attend à ce que les archives de ses 150 clients, des entreprises industrielles et des sociétés de service, la plupart vaudoises, soient complètement détruites. «On les a tout de suite informés. Ils compatissent, même s'ils ont perdu des biens», a noté Pierre-Alain Rattaz, porte-parole.

Deux petits locaux pourraient néanmoins avoir échappé aux flammes. Les archives détruites sont avant tout des documents peu sensibles, listings, fiches, salaires, mémos ou factures. Nous n'avons pas de banque comme client, a-t-il poursuivi. Il est trop tôt pour mesurer les conséquences du drame. Au niveau des dégâts, chaque client dispose de sa propre police d'assurance.

Interrogé sur la configuration du centre non cloisonné, Pierre- Alain Rattaz a précisé qu'il y avait tout de même quatre voies d'accès. Les clients visitent régulièrement les lieux de même que les services officiels. «Nous n'avons jamais eu de remarques», a-t- il relevé.

Vidéos amateur du brasier

$$VIDEO$$PhPhotos (ats)

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