Genève: Les Ports Francs s'arment contre les statues volées
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GenèveLes Ports Francs s'arment contre les statues volées

De nouveaux contrôles ciblent les objets archéologiques confiés aux entrepôts de la Praille. Objectif: des vestiges dérobés lors de fouilles.

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Ce sarcophage romain, séquestré aux Ports Francs de Genève, proviendrait de la cité antique de Dokimeion, en Turquie. Cette pièce, d'une valeur culturelle inestimable, pourrait provenir d'une fouille clandestine et avoir été importée illégalement. La justice genevoise a ordonné sa restitution à la Turquie en 2012.

Ce sarcophage romain, séquestré aux Ports Francs de Genève, proviendrait de la cité antique de Dokimeion, en Turquie. Cette pièce, d'une valeur culturelle inestimable, pourrait provenir d'une fouille clandestine et avoir été importée illégalement. La justice genevoise a ordonné sa restitution à la Turquie en 2012.

photo: Keystone/Keystone/pouvoir Judiciaire ge

Le service des douanes constituait un premier rempart contre l'entreposage de pièces archéologiques provenant de fouilles illicites ou de pillages. Depuis le 19 septembre dernier, des contrôles indépendants renforcent le dispositif des Ports Francs, annoncent ces derniers dans un communiqué publié ce mardi.

Toutes les personnes ou entreprises qui souhaitent déposer dans les entrepôts de la Praille une statue égyptienne ou un vase mésopotamien par exemple, devront s'annoncer au préalable. Ensuite, une société indépendante effectuera un contrôle d'admissibilité. Enfin, une ultime vérification par un expert reconnu peut être exigée. Le tout à la charge des Ports Francs.

Entre 2014 et 2015, la Confédération avait demandé un renforcement des contrôles à la Praille et l'élaboration d'une ordonnance. Le nouveau conseil d'administration des Ports avaient pris les devants. Il avait annoncé en juin dernier un plan de mesures.

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