Annemasse (F): Les postiers font déguerpir des malfrats
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Annemasse (F)Les postiers font déguerpir des malfrats

Deux bandits ont tenté de braquer vendredi un office postal, qui a déjà été pris pour cible dans le passé.

par
Julien Culet
Plutôt que de passer par la porte, les malfrats sont montés sur le toit, d'où ils sont entrés en pratiquant un trou.

Plutôt que de passer par la porte, les malfrats sont montés sur le toit, d'où ils sont entrés en pratiquant un trou.

«C'est décidément trop facile de s'en prendre à une poste, ici.» Eva*, amie d'un employé de la poste du quartier du Perrier, à Annemasse (F), est choquée. L'office a été attaqué vendredi par deux hommes. Ce brigandage rocambolesque s'est déroulé peu après la fermeture, aux alentours de 18h45.

Plutôt que de passer par la porte, les malfrats sont montés sur le toit, d'où ils sont entrés en pratiquant un trou. Ils ont ensuite surgi dans l'office. Munis d'une arme, réelle ou non, ils ont tenté de se faire remettre de l'argent. Mais c'était compter sans le courage des deux employés présents. «L'un d'eux, un homme, a brandi une chaise pour les retenir. Pendant ce temps, une femme s'est enfermée dans la salle des coffres», explique Eva.

Voyant qu'ils ne pourraient obtenir de butin, les braqueurs sont repartis. Dans sa précipitation, un des deux apprentis voleurs s'est blessé sur une voiture. «Il y avait pas mal de sang», précise la jeune femme. Ils ont ensuite pris la fuite à scooter.

Les salariés de la poste ont reçu l'ordre de ne pas parler. «Mais il est important que les gens sachent ce qui se passe, car ce n'est pas la première fois qu'il y a une attaque», estime Eva.

L'éta­blissement du Perrier avait notamment été pris pour cible à l'explosif en août 2013 (voir encadré). La police judiciaire de Lyon confirme l'ensemble des faits rapportés par la jeune femme. Une enquête est en cours pour retrouver les deux malfrats.

* Prénom d'emprunt

La poste de l'avenue de Verdun inspire les pieds nickelés

En juillet 2013, deux individus avaient fait sauter son distri­buteur de billets en pleine nuit. Ils n'en avaient pas obtenu un seul. A la fin du mois d'août de la même année, un samedi matin peu avant l'ouverture, rebelote. Les brigands avaient détruit la porte vitrée de l'établissement avec des charges explosives. Tombés nez à nez avec sept employés, ils s'étaient enfuis.

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