Actualisé 05.02.2014 à 14:47

Suisse

Les premiers réfugiés syriens chez des privés

Les premiers exilés syriens sont répartis ces jours dans des ménages privés des cantons de Bâle-Ville et Argovie.

Les autorités bernoises, lucernoises et zurichoises entreprennent des démarches pour que de tels placements puissent également être effectués sur leur territoire.

Depuis les premiers appels à la générosité de l'Organisation suisse d'aide aux réfugiés (OSAR) en octobre dernier, l'OSAR a reçu une centaine de réponses de personnes intéressées. Celles-ci proviennent de tous les milieux, de l'enseignant retraité à l'agriculteur, a indiqué mercredi à l'ats Stefan Frey, porte-parole de l'OSAR.

«Nous n'avons pas encore d'exigences concrètes quant au profil des hôtes volontaires. Il nous manque de l'expérience, mais nous nous laissons guider par un certain bon sens. Chaque cas doit être appréhendé en tant que tel», a ajouté le porte-parole.

Dans l'idéal, il faudrait que l'hôte puisse mettre à disposition du réfugié au moins une chambre, mais aussi un peu de son temps. Un des aspects du projet initié par l'OSAR est en effet de faciliter l'intégration, affirme son porte-parole.

Pas que des Syriens

Le projet n'est pas limité aux seuls Syriens. Mais c'est là que se situent pour l'heure les besoins les plus urgents. Ceux d'entre eux venus en Suisse grâce au regroupement familial facilité peuvent généralement au moins prétendre à une admission provisoire. Ce qui signifie qu'ils peuvent rester plus longtemps en Suisse.

Le projet se base sur la coordination. Celle-ci est appelée à fonctionner tant entre les hôtes privés et les organisations du terrain, par exemple à Bâle la Croix-Rouge suisse, qu'entre ces deux derniers et les autorités locales, souligne M. Frey.

Certains hôtes se sont dits prêts à prendre en charge des réfugiés bénévolement. Mais il n'en est pas question. Leurs frais doivent être couverts. A l'inverse, ils ne doivent pas s'attendre à gagner de l'argent. Bâle-Ville, par exemple, reverse aux hôtes une partie de l'argent qu'il reçoit de la Confédération pour la prise en charge de l'asile, explique le porte-parole de l'OSAR.

Langue en question

L'organisation relève encore le problème de compréhension que peuvent rencontrer les hôtes au quotidien. Les Syriens disposent souvent d'une bonne formation et parlent l'anglais ou une autre langue étrangère. En outre, certains des bénévoles qui se sont annoncés sont déjà allés dans le monde arabe et connaissent la langue.

Dans le cas contraire, on parvient toujours à se comprendre sur l'essentiel, lance Stefan Frey. Non sans laisser ouverte la possibilité de recourir à des interprètes. (ats)

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