Santé au travail: Les présentéistes coûtent cher
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Santé au travailLes présentéistes coûtent cher

Si vous ne vous sentez pas bien, rester à la maison est préférable pour votre entreprise. Vous pourriez affecter le rythme de vos collègues de bureau.

par
lgü

Une personne malade peut nuire à tout un bureau. Et pas seulement à cause de la transmission de virus. Selon une étude canadienne, les «présentéistes» coûtent, en terme de productivité, jusqu'à trois fois plus en venant travailler qu'en étant absent.

Ce n'est pas la première fois que les psychologues et médecins se penchent sur cette question. En avril dernier, des chercheurs de l'Université du Michigan étaient déjà arrivés à cette conclusion.

Analyse du comportement

Pour analyser le comportement des salariés face à la maladie, les chercheurs de l'Ecole de gestion John Molson de l'Université de Concordia à Montréal ont interviewé 444 diplômés, employés dans différents secteurs et à diverses positions hiérarchiques. Les scientifiques ont enquêté sur leur rythme de travail et ont voulu savoir combien de jours ils avaient été absents pour cause de maladie.

Sur six mois, les participants ont déclaré qu'ils étaient «présentéistes» au moins trois jours. Contre 1,8 jours d'absence pour cause de maladie justifiée. Les professions qui comptent les employés les plus souvent présents au travail en dépit d'une légère fièvre ou d'un mal de dos sont les enseignants et les personnes actives dans le domaines des soins (personnes âgées, malades). Ceux qui travaillent sur des projets communs sont également concernés. Dans ce cas c'est la pression psychologique et l'impression d'être une «locomotive» pour l'équipe qui pousse à aller travailler à tout prix.

Ce qui nous pousse à nous rendre au travail en mauvaise forme

En plus de critères quantitatifs, l'étude s'est penché sur les perceptions liés au «présentéime». Ceux qui veulent absolument aller au travail quand ils sont faibles le font parfois pour des raisons positives. Ils considèrent que leur travail est important ou que leurs collègues ont besoin d'eux. Mais des pensées négatives peuvent aussi pousser à se rendre au travail malade. L'anxiété liées aux répercussions de son absence, comme la peur de perdre son travail par exemple. Les chercheurs sont d'accord pour dire que les gens les plus anxieux, sont plus inquiets de perdre leur emploi, plus faible mentalement finissent par produire moins.

C'est pourquoi, selon les chercheurs canadiens, l'entreprise joue un rôle fondamental dans son attitude envers la maladie. Si une firme tonne contre l'absentéisme, il y aura des pics de fréquentation en cas de maladie et ces comportements se développent quand les postes ne sont pas confirmés. En cas de contrats à durée déterminée ou de période d'essai. Aux entreprise de trouver le bon équilibre donc.

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