Suisse: Les prêts sportifs divisent toujours le Parlement

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SuisseLes prêts sportifs divisent toujours le Parlement

Le National a maintenu la seule divergence sur la nouvelle rallonge budgétaire de 14,9 milliards de francs concernant avant tout l'assurance chômage pour les ligues sportives.

Selon les députés, les clubs qui reçoivent un prêt doivent garantir que la baisse de 20% du revenu moyen des joueurs est progressive, donc plus marquée pour les joueurs les mieux payés que pour ceux ayant un revenu plus bas.

Selon les députés, les clubs qui reçoivent un prêt doivent garantir que la baisse de 20% du revenu moyen des joueurs est progressive, donc plus marquée pour les joueurs les mieux payés que pour ceux ayant un revenu plus bas.

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Les conditions des prêts accordés aux ligues sportives divisent toujours le Parlement. Le National a maintenu mercredi par 120 voix contre 54 la seule divergence sur la nouvelle rallonge budgétaire de 14,9 milliards de francs concernant avant tout l'assurance chômage.

Selon les députés, les clubs qui reçoivent un prêt doivent garantir que la baisse de 20% du revenu moyen des joueurs est progressive, donc plus marquée pour les joueurs les mieux payés que pour ceux ayant un revenu plus bas. Une disposition que le Conseil des Etats a déjà rejetée une première fois.

Une partie des députés du National, issus principalement des rangs de la droite, ont tenté de biffer cette disposition. «Les contraintes imposées sont déjà nombreuses et exigeantes», a souligné Olivier Feller (PLR/VD). Il serait disproportionné d’en ajouter une supplémentaire.

De plus, les fédérations sont déjà libres de diminuer plus fortement les hauts salaires. C’est la moyenne des salaires qui doit être abaissée de 20%, a-t-il rappelé. Alois Gmür (PDC/SZ) s’est insurgé contre un micro-management dans la politique salariale des clubs. Le ministre des Finances Ueli Maurer a également appelé à laisser les clubs décider eux-mêmes des réductions salariales.

La proposition est justifiée, a plaidé Roland Fischer (PVL/LU) pour la commission. L’argent vient de la Confédération et non pas des clubs. Il ne doit pas servir à payer des salaires trop élevés. Par ailleurs, aucun club ne renoncerait à un prêt en raison de cette condition supplémentaire, a-t-il ajouté.

Les deux Chambres se sont déjà accordées sur le reste de la rallonge budgétaire. La majeure partie de l’enveloppe, soit 14,2 milliards, doit permettre d’éviter que l'assurance chômage n’atteigne son plafond d’endettement de 8 milliards à cause de l’indemnisation du chômage partiel.

(ATS/NXP)

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