Fédérales: Les principaux partis minimisent leur échec
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FédéralesLes principaux partis minimisent leur échec

Hormis les Verts, les partis qui ont perdu des voix lors des élections au Conseil national sont peu critiques dans leurs analyses du scrutin à l'attention de leurs membres.

Avec 26,6% des voix contre 28,9% en 2007, l'UDC fait partie «des perdants» de l'élection au Conseil national, reconnaît son secrétaire général Martin Baltisser sur le site internet du parti. Elle n'a «clairement pas atteint» son objectif de 30%. Toutefois, aucun autre parti n'a obtenu un taux aussi élevé depuis 1963, estime Martin Baltisser, qui réclame à nouveau un deuxième siège au Conseil fédéral.

Pour lui, la base du parti n'a pas été aussi mobilisée qu'en 2007 car la fin de la campagne n'a pas été marquée par des «événements extraordinaires», comme le «complot» contre Christoph Blocher ou les échauffourées sur la Place fédérale. Le secrétaire général de l'UDC attribue aussi la perte de sièges à l'absence d'apparentements de listes avec le PLR.

Faible mobilisation

Autres perdants de l'élection de dimanche, les Verts font preuve de davantage d'autocritique. Un «point faible» de la campagne a «certainement été notre faible capacité de mobilisation», estime le président du parti Ueli Leuenberger sur le site internet du parti.

«Cela tient peut-être au fait que nous avons sans cesse progressé au cours des dernières années et que nous nous sommes laissé porter par ce succès», analyse-t-il.

Ueli Leuenberger constate aussi que les Verts n'ont pas profité électoralement de l'effet Fukushima. Les nouveaux partis du centre ont bénéficié des «30 années d'efforts continus» des Verts contre les centrales nucléaires, regrette-t-il. Il attribue aussi le recul (-1,2% ou - 5 sièges) à la «malchance liée au système proportionnel».

«Des allures de succès»

En subissant une érosion de 0,8%, le PS a nettement moins reculé que les quatre autres principaux partis (PLR, PDC, UDC et Verts), écrit le secrétaire du PS Thomas Christen dans son premier bilan du scrutin sur internet. «Quand deux nouvelles formations situées au centre de l'échiquier politique recueillent chacune près de 10% des suffrages, un recul limité prend des allures de succès».

Comme le centre ne saurait à lui seul constituer des majorités, l'affaiblissement de la droite est politiquement beaucoup plus significatif, souligne Thomas Christen. En outre, aucun des parlementaires socialistes sortants n'a été recalé, selon lui.

Le président du PDC Christophe Darbellay tire un bilan «mitigé» du scrutin sur le site du parti. Les pertes de mandats (-3 au total) dans certains cantons sont «douloureuses», tout comme la baisse des suffrages (-2,2%).

Mais les démocrates-chrétiens ont pu «contrecarrer» l'offensive de l'UDC sur le Conseil des Etats. Et le centre est sorti renforcé des élections.

«Méconnaître la réalité»

Pour le président du PLR Fulvio Pelli, «un net recul de tous les grands partis est sorti des urnes, y compris pour le PLR». «Cela représente une grande déception», ajoute-t-il sans analyser les raisons de cette baisse.

Compte tenu du recul de leur force, les partis «méconnaissent la réalité», estime le politologue bernois Georg Lutz, interrogé par l'ats. Le chercheur se demande si les partis mènent un processus de discussion à l'interne ou s'il ne veulent pas discuter des problèmes en public. (ats)

Une majorité ne veut pas deux UDC au gouvernement

L'UDC polarise tellement le débat politique que la majorité des Suisses ne souhaite pas qu'elle détienne un 2e siège au Conseil fédéral, selon un sondage de l'institut gfs.bern auprès de 1010 personnes. Deux tiers d'entre eux sont toutefois en faveur du maintien d'Eveline Widmer-Schlumpf.

Dans le détail, 42% des personnes veulent que l'UDC ait un deuxième siège au Conseil fédéral et 47% sont contre. Les 11% restants sont indéterminés ou n'ont pas d'avis, indique vendredi un sondage téléphonique de sortie des urnes effectué par l'institut gfs.bern sur mandat de la SSR. La marge d'erreur du sondage est de plus ou moins 3,1%.

Il existe un fossé entre les électeurs de l'UDC et ceux des autres partis qui sont clairement contre. Les électeurs du PLR ne sont par exemple que 35% à vouloir un deuxième siège UDC au gouvernement en plus d'Ueli Maurer. Ils sont suivis par les électeurs qui ne votent pas un parti (32%), le PDC (31%), le PS (23%) et le PBD (22%). A contrario, les électeurs de l'UDC sont 91% à l'exiger.

Les personnes sondées sont 68% à vouloir le maintien d'Eveline Widmer-Schlumpf au Conseil fédéral. Les électeurs du PDC sont les plus favorables (86%), suivis par les Vert'libéraux (84%), le PS (82%), les Verts (81%) et le PLR (71%). Même 37% des électeurs UDC veulent que la Grisonne reste au gouvernement.

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