Actualisé 30.12.2019 à 09:47

RétrospectiveLes principaux Suisses décédés en 2019

De Bruno Ganz à Franz Weber, en passant par la première chancelière fédérale Annemarie Huber-Hotz, voici les principales personnalités suisses à avoir disparu cette année.

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16 février: Bruno Ganz
16 février: Bruno Ganz

L'acteur et comédien alémanique s'en va à l'âge de 77 ans des suites d'un cancer. Il avait incarné Adolf Hitler dans 'La chute' avait remporté le Prix d'honneur du cinéma suisse en 2017. Il était devenu populaire en 1987 grâce à son rôle d'ange dans «Les Ailes du désir».

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19 février: Claude Goretta
19 février: Claude Goretta

Le cinéaste, réalisateur et scénariste genevois s'en va dans sa 90e année. Il avait tourné près de 40 films. Il était l'auteur de Pas si méchant que ça (1974), La Dentellière (1976) avec Isabelle Huppert, La Provinciale(1981) avec Nathalie Baye, ou encore Si le Soleil ne revenait pas (1987), une adaptation de Ramuz.Portrait des Schweizer Filmregisseurs Claude Goretta, aufgenommen am 17. Juni 2004 in seiner Wohnung in Genf. (KEYSTONE/Sandro Campardo)

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2 avril: Franz Weber
2 avril: Franz Weber

L'infatigable défenseur de l'environnement s'en va à l'âge de 91 ans. Le Vaudois d'origine bâloise avait protégé les vignes de Lavaux, gagné l'initiative sur les résidences secondaires et lutté contre la chasse aux bébés phoques en compagnie de Brigitte Bardot.

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La mort a emporté plusieurs personnalités suisses en 2019, dont l'acteur de renommée internationale Bruno Ganz, la première chancelière fédérale Annemarie Huber-Hotz, ou le militant écologiste Franz Weber. Extrait du carnet noir tenu par Keystone-ATS cette année.

Première femme élue au poste de chancelière fédérale, la PLR Annemarie Huber-Hotz a occupé cette fonction de 1999 à 2007, après plusieurs années passées au service du Parlement. Elle s'est ensuite engagée pour diverses oeuvres d'utilité publique dont la Croix-Rouge suisse.

Franz Weber restera dans les mémoires

Parmi les personnalités disparues en 2009 qui ont marqué la politique suisse de leur empreinte, Franz Weber figure également en bonne place. Le militant écologiste restera dans les mémoires pour ses actions coup de poing en faveur de la protection de l'environnement.

La loi sur les résidences secondaires, acceptée par le peuple suisse en 2012, demeure attachée à son nom. Tout comme l'opération «Sauvez Lavaux» initiée par lui, cette loi a fait l'objet d'un débat soutenu et inauguré une nouvelle ère dans la protection du paysage en Suisse.

«Köbi national»

De nombreux professionnels du football sont venus à Zurich début décembre pour rendre un dernier hommage à Köbi Kuhn. Plusieurs fois champion de Suisse et vainqueur de la coupe de Suisse avec le FC Zurich, c'est surtout à la tête de l'équipe nationale qu'il a conquis le coeur des Suisses.

Avec Roy Hodgson, Köbi Kuhn était considéré comme l'artisan du grand renouveau du football suisse. Il avait clos en 1979 une carrière de joueur accompli, avant de devenir un entraîneur d'exception, immensément populaire.

Cinéma suisse en deuil

Le cinéma suisse a perdu cette année plusieurs personnalités de premier plan, comme le réalisateur Claude Goretta et l'acteur Bruno Ganz. Les deux hommes, qui sont décédés à quelques jours d'intervalle, ont contribué à l'essor du cinéma suisse et reçu de nombreux hommages de toute la profession.

Le cinéaste genevois s'est en particulier fait connaître par ses fictions «L'invitation» puis «La Dentellière», toutes deux primées au festival de Cannes. Figure de la nouvelle vague, Claude Goretta a notamment collaboré avec Bruno Ganz à l'occasion du tournage de «La provinciale» en 1981.

L'acteur natif de Zurich s'est quant à lui illustré sur les scènes théâtrales de l'espace germanophone, avant de se consacrer au cinéma. Titulaire de nombreux prix d'interprétation, il a tourné avec des cinéastes parmi les plus fameux comme Wim Wenders, Ridley Scott ou Lars von Trier.

Pionniers romands

En 2019, la cinémathèque suisse a également fait part du décès de son fondateur, Freddy Buache. Cinéphile passionné, il est reconnu comme un ardent défenseur du cinéma d'auteur et comme un véritable «passeur».

Auteur de plusieurs ouvrages consacrés au cinéma, Freddy Buache a également codirigé le festival de Locarno, tout en militant activement pour ancrer dans la Constitution l'aide au cinéma, ainsi qu'à la conservation des films.

Au printemps dernier, la cinémathèque a également rendu hommage à la réalisatrice et productrice de cinéma Patricia Moraz. Elle a été «l'une des pionnières du nouveau cinéma suisse romand», a salué le directeur de l'institution, Olivier Maire.

Autre personnalité marquante du septième art en terre romande, Freddy Landry a aussi tiré sa révérence en 2019. Véritable promoteur du cinéma, Freddy Landry l'a défendu sur plusieurs fronts: politique, critique, financier et éducatif.

Ambassadeur du canton de Vaud

En 2019, la scène culturelle romande a pris congé d'une autre figure marquante avec Pierre Keller. A la tête de l'école cantonale d'art de Lausanne (ECAL) de 1995 à 2011, il fit rayonner l'institution bien au-delà des frontières cantonales.

Bouillonnant personnage et ambassadeur du Pays de Vaud, Pierre Keller ne manquait jamais de donner de la voix sur les sujets qui lui tenaient à coeur. Qu'il s'agisse de la défense des vins vaudois, du nouveau pôle muséal de Lausanne ou du défilé des fiertés homosexuelles, il s'exprimait haut et fort, avec un certain goût pour la provocation.

Phares des lettres romandes

L'univers des lettres a perdu cette année deux éminents professeurs de littérature avec Jean Starobinski et Roger Francillon. Le premier est notamment connu pour ses travaux sur Jean-Jacques Rousseau. Critique mondialement connu, il a effectué l'essentiel de sa carrière à l'université de Genève.

Roger Francillon a quant à lui édité les oeuvres complètes de Charles-Ferdinand Ramuz. Tout en enseignant à l'université de Lausanne, il a poursuivi ses recherches sur la littérature romande. On lui doit une imposante «Histoire de la littérature romande», un «véritable manuel» sur le sujet qui faisait jusqu'alors défaut, soulignent ses collègues.

Le monde des arts déplore également cette année la disparition de la chanteuse et comédienne suisse d'adoption Marie Laforêt. Celle que l'on surnommait «la fille aux yeux d'or» a incarné un idéal de liberté dans les années soixante. Après une carrière bien remplie - 35 films et 35 millions d'albums vendus - Marie Laforêt avait définitivement élu domicile sur les bords du Léman. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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