Les prix du pétrole à la hausse
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Les prix du pétrole à la hausse

Les prix du pétrole étaient orientés à la hausse lundi alors qu'une nouvelle attaque au Nigeria a visé un site de la Shell et que, selon le président de l'Opep, les cours ne devraient pas baisser de sitôt.

La compagnie pétrolière anglo-néerlandaise a confirmé à l'AFP lundi qu'une attaque avait eu lieu la nuit précédente par des hommes armés dans le sud du Nigeria contre une station de pompage qu'elle a dû stopper pour arrêter l'écoulement de pétrole.

Shell précise avoir également «stoppé une partie de la production pour éviter la poursuite de ces écoulements» après cette attaque revendiquée par le Mouvement d'émancipation du delta du Niger (MEND), le principal groupe armé dans le Delta du Niger, la zone de production pétrolière.

Cette annonce a provoqué une nouvelle tension sur les cours du pétrole même dans un volume de transactions électroniques très réduit en raison de jours fériés aux Etats-Unis et en Grande- Bretagne.

Faible volume

Vers 17h00, le prix du baril de «light sweet crude» pour livraison en juillet gagnait 71 cents à 132,90 dollars le baril dans les échanges électroniques matinaux, après avoir clôturé à 132,19 dollars le baril vendredi à New York. Le baril de pétrole Brent pour livraison en juillet progressait lui de 1,12 dollar à 132,69 dollars.

Depuis le 19 mai, les cours ont gagné près de six dollars pour le light sweet crude et plus de sept dollars pour le Brent.

Le ministre algérien de l'Energie et actuel président de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), Chakib Khelil, n'a pas caché lundi qu'il ne prévoyait par de détente prochaine.

Pas de détente

«Nous allons assister à une augmentation des prix», en particulier si la situation économique aux Etats-Unis se maintient et que le dollar continue de se dévaluer, a-t-il déclaré dans un entretien à la radio nationale espagnole.

Reprenant les thèmes habituels de l'Opep, il a attribué la responsabilité de cette hausse aux spéculateurs, aux troubles géopolitiques et à la faiblesse du dollar, tous «facteurs hors du contrôle de l'organisation».

Les prix du pétrole avaient accéléré leur ascension la semaine dernière franchissant les seuils symboliques des 130 dollars, puis des 135 dollars avant de légèrement refluer. (ats)

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