Actualisé 12.07.2011 à 08:56

Transports publics

Les prix pourraient augmenter de 2,6% à 4%

Voyager en transports publics en Suisse pourrait coûter plus cher à l'avenir.

Les transports publics pourraient coûter plus à l'avenir.

Les transports publics pourraient coûter plus à l'avenir.

Les transports publics pourraient coûter 3,5% à 4% plus cher par an jusqu'en 2018 si le prix des sillons augmente de 300 millions de francs, comme le propose le Conseil fédéral. L'Union des transports publics (UTP) veut une hausse moins élevée, qui ferait grimper les tarifs de 2,6 à 3,1%.

Versé par les compagnies de chemins de fer pour l'utilisation du réseau, le prix du sillon ne couvre actuellement pas les coûts additionnels occasionnés par un train. Dans son projet de nouveau financement de l'infrastructure ferroviaire, le Conseil fédéral veut notamment réformer ce système. Il en attend une hausse de recettes chiffrée à 300 millions de francs par an.

Avec un tel scénario, les prix des transports publics augmenteront en moyenne de 3,5% à 4% par année entre 2012 et 2018, écrit mardi l'UTP dans un rapport. En sept ans, la hausse se monterait à 27% environ.

Renchérissement, besoins et productivité

Ce calcul tient compte du renchérissement, des besoins propres aux entreprises de transport ( 0,8% par an) et de l'augmentation de leur efficacité. La branche entend en effet accroître sa productivité de 1% par année. Sans cette contribution, les hausses de tarifs seraient encore plus élevées, souligne l'UTP.

L'organisation faîtière se dit prête à assumer une partie de l'augmentation du prix des sillons, mais pas au niveau souhaité par le Conseil fédéral. Elle propose de la limiter à 150 millions de francs.

Ainsi et compte tenu des besoins de la branche, l'usager des transports publics débourserait 2,6% à 3,1% de plus par an. Soit une hausse d'environ 20% jusqu'en 2018.

Transfert vers la route redouté

Une telle évolution serait «plus acceptable pour les clients». Il est également «essentiel que les prix du trafic routier connaissent une évolution similaire à ceux des transports publics», souligne Ueli Stückelberger, directeur de l'UTP, cité dans le communiqué.

La branche craint qu'avec des tarifs trop élevés, les usagers optent pour d'autres moyens de transports, ce qui entraînerait une baisse des recettes. Un transfert vers la route engendrerait aussi des problèmes de capacités et mettrait à mal les objectifs environnementaux de la Confédération.

Cinq étapes

Le Conseil fédéral prévoit une hausse du prix des sillons en deux étapes: 200 millions de francs en 2013 et 100 millions en 2017. L'UTP souhaite au contraire cinq étapes de 30 millions. Les pertes éventuelles résultant de cette mise en oeuvre progressive doivent être prises en charge par la Confédération. (ats)

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