Genève: Les proches d'Adeline priés de ne pas attaquer
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GenèveLes proches d'Adeline priés de ne pas attaquer

L'Etat veut protéger ses fonctionnaires mis en cause dans l'affaire Adeline M. Un projet de convention interdirait à la famille de la défunte d'entamer toute poursuite pénale.

par
mag

Des négociations sont en cours entre le gouvernement et l'entourage de la victime de Fabrice A., décédée en septembre dernier. L'Exécutif demande à la famille de renoncer à lancer une procédure judiciaire à l'encontre des acteurs de l'Etat et des Hôpitaux universitaires genevois (HUG) impliqués dans le drame, révèle un document que s'est procuré la «Tribune de Genève».

Le gouvernement reconnaît sa responsabilité et celle des HUG. Il propose de verser un acompte de 20'000 francs à chacune des parties victimes: le compagnon d'Adeline, sa fille et ses parents. En échange, les proches doivent s'engager à «ne pas demander et à ne pas soutenir de mise en cause d'un agent de l'Etat ou des HUG dans la procédure pénale». L'Etat se protégerait ainsi de toute procédure. Contactée par le quotidien genevois, la famille refuserait de s'exprimer sur ce sujet.

Mauro Poggia, chef du département de la santé, a assuré qu'«à aucun moment l'Etat n'a exigé quoi que ce soit, notamment quant aux actions à entreprendre sur le plan pénal». Il a ajouté que le gouvernement a accepté son devoir de prise en charge du préjudice, mais qu'il n'a pas à supporter des honoraires d'avocats «liés à des actions visant exclusivement à faire condamner l'un de ses collaborateurs».

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