Iran: Les proches de trois Américains arrêtés en Iran lancent un site Internet
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IranLes proches de trois Américains arrêtés en Iran lancent un site Internet

Les proches de trois jeunes Américains arrêtés le 31 juillet pour «entrée illégale» en Iran ont lancé jeudi un site Internet afin de sensibiliser l'opinion mondiale à leur situation.

Présents à New York pour présenter leur projet aux médias, Chris Rapp et Alex Fattal, respectivement frères de Sarah Shourd et de Joshua Fattal, et Shannon Bauer, soeur de Shane Bauer, ont déclaré dans un entretien avec l'AFP vouloir parler «d'une seule voix», à travers le site «freethehikers.org», et donner des informations sur l'évolution de la situation.

«Nous voulons être sûrs qu'ils vont bien. Nous n'avons aucune nouvelle», a indiqué l'un d'entre eux, Alex Fattal.

Les trois mères, qui n'étaient pas présentes au cours de l'entretien avec l'AFP, se trouvaient également à New York pour des rencontres avec la presse.

L'alerte a été donnée le 31 juillet par un camarade des trois jeunes gens, Shon Meckfessel, qui devait les rejoindre dans cette randonnée de cinq jours dans le Kurdistan irakien, où ils étaient arrivés le 28 juillet.

Shon Meckfessel, qui n'était pas parti avec les autres parce qu'il était souffrant, a averti l'ambassade américaine à Bagdad qu'il avait reçu un appel téléphonique de Shane Bauer lui annonçant qu'ils avaient traversé la frontière iranienne sans s'en apercevoir et avaient été arrêtés par les Iraniens.

Sur le site, on peut voir des photos des trois randonneurs, dont deux, Shane Bauer, 27 ans, et Sarah Shourd, 31 ans, vivaient depuis un an en Syrie.

On peut y lire en outre une brève biographie des trois, qui rappelle qu'ils sont diplômés de l'Université Berkeley en Californie, qu'ils se trouvaient dans une région d'Irak «de plus en plus populaire parmi les touristes occidentaux» et qu'ils «ont fait une erreur et se sont perdus».

Le site lance un appel aux autorités iraniennes, demandant de leur permettre «d'entrer en contact avec leurs familles». «Ils n'ont pas eu le droit à un contact consulaire», rappelle freethehikers.org.

La page permet de rejoindre un groupe de soutien aux trois randonneurs sur le site de socialisation Facebook, ou de faire circuler les informations sur le site de micro-blogs Twitter.

(afp)

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