Actualisé 24.03.2015 à 15:23

Crash en France

Les proches en pleurs dans les aéroports

Les premiers proches de victimes de l'accident de l'A320 de la compagnie Germanwings sont arrivés aux aéroports de Barcelone et Düsseldorf, les visages fermés ou en larmes.

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24.03 A Barcelone, une dizaine de personnes effondrées se sont approchées du comptoir d'information de Germanwings après le crash de l'A320 en France. L'avion reliait Barcelone à Düsseldorf.

24.03 A Barcelone, une dizaine de personnes effondrées se sont approchées du comptoir d'information de Germanwings après le crash de l'A320 en France. L'avion reliait Barcelone à Düsseldorf.

AFP
Keystone/AP/Manu Fernandez
Keystone/AP/Manu Fernandez

A Barcelone, près d'une dizaine de personnes se sont approchées, au compte-gouttes du comptoir d'information Swissport où travaillaient trois employées, pour le compte de différentes compagnies aériennes dont Germanwings, filiale low-cost de Lufthansa. Trois couples et quatre hommes seuls, visiblement émus, ont tenté d'obtenir des informations sur l'accident auquel aucun des passagers n'a survécu, selon les autorités françaises.

Un homme d'une soixantaine d'années, vêtu élégamment, tentait de cacher ses larmes derrière ses lunettes cerclées. Un autre, la trentaine, regardait fixement le sol, en faisant non de la tête comme s'il ne voulait pas croire à la catastrophe. Tous ont été accompagnés jusqu'à une salle mise à disposition des proches par un policier, et tenus à l'écart des journalistes déjà nombreux à la mi-journée.

Aucun représentant de la compagnie n'était localisable mardi à l'aéroport de Barcelone. Seules trois employées, travaillant pour plusieurs low-costs, étaient présentes, visiblement débordées d'appels. «Nous ne pouvons pas parler. Il y a une cellule de communication de crise pour cela», a répondu une employée à l'AFP.

Mêmes scènes en Allemagne

A Düsseldorf, où l'avion accidenté aurait dû atterrir, un nombre grandissant de proches se sont rendus à l'aéroport après avoir appris qu'il n'y avait pas de survivants. Des employés de l'aéroport allemands tentent actuellement tant bien que mal d'informer les personnes présentes. Une hotline a été mise en place pour les proches par la compagnie Germanwings.

La vice-présidente du gouvernement espagnol Soraya Saenz de Santamaria a déclaré que 45 passagers avaient un nom de famille à consonance espagnole selon la télévision espagnole publique TVE. Mais ni elle, ni le chef du gouvernement Mariano Rajoy n'ont livré d'éléments plus précis sur la nationalité des passagers. M. Rajoy a expliqué qu'il ne disposait à ce stade que d'informations préliminaires. Le président du gouvernement catalan Artur Mas a de son côté annoncé que des psychologues étaient à disposition des familles «en ces moments si délicats et compliqués».

(afp)

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