Les profs doivent surveiller leur look

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Les profs doivent surveiller leur look

De plus en plus d'écoles édictent des règles vestimentaires pour élèves, mais aussi pour enseignants.

A l'école de Sirnach (TG), on ne plaisante pas avec l'habillement. Dès la rentrée d'août, apprenait-on dimanche dans la SonntagsZeitung, un nouveau règlement entrera en vigueur: il s'adresse aux élèves, mais aussi aux enseignants. Pas question d'apercevoir un bout de ventre, un début de décolleté, le haut des fesses ou de laisser transparaître des sous-vêtements. «On ne porte ni minijupes ni shorts moulants, ni habits transparents», énumère le président de l'école. Interdits aussi les T-shirts à message sexiste ou rasciste et les tenues trop négligées comme un bas de training.

Dans différents autres cantons alémaniques, des voix s'élèvent pour réglementer la tenue des profs. Ainsi à Zurich, des élus du Parti évangélique exigent un code vestimentaire pour les enseignants. L'ancien député Peter Amstutz juge déplacé le port d'un haut aux couleurs d'un club de hockey ou de foot: «Les enseignants ne sont pas des supports publicitaires.» A Wädenswil (ZH), on estime que les vêtements à caractère provocateur n'ont rien à faire dans l'enseignement. Des institutrices qui s'affichent ventre à l'air distraient les jeunes de leurs études, argumente le responsable – évangélique lui aussi – Johannes Zollinger.

Président de l'Association suisse des enseignants, Beat W. Zemp conclut dans la SonntagsZeitung: «La tenue des maîtres a une influence sur le comportement des écoliers.»

(Regina Ryser/gna)

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