UE: «Les propos de Donald Trump sont inquiétants»

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UE«Les propos de Donald Trump sont inquiétants»

Le président du Conseil européen Donald Tusk a réagi à certaines déclarations de la nouvelle administration américaine. Il n'est pas du tout rassuré.

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Les démocrates américains ont franchi un cap dans leurs enquêtes visant le président Donald Trump, en les faisant rentrer officiellement dans le cadre d'une procédure de destitution. (Jeudi 12 septembre 2019)

Les démocrates américains ont franchi un cap dans leurs enquêtes visant le président Donald Trump, en les faisant rentrer officiellement dans le cadre d'une procédure de destitution. (Jeudi 12 septembre 2019)

Keystone
La démocrate Ilhan Omar a déclaré aux journalistes que Donald Trump était «fasciste». (Jeudi 18 juillet 2019)

La démocrate Ilhan Omar a déclaré aux journalistes que Donald Trump était «fasciste». (Jeudi 18 juillet 2019)

Keystone
La Chine a annoncé, en pleine escalade de la guerre commerciale avec Washington, avoir infligé une amende anti-monopole de 23,3 millions francs à une co-entreprise du constructeur automobile américain Ford. (Mercredi 5 juin 2019)

La Chine a annoncé, en pleine escalade de la guerre commerciale avec Washington, avoir infligé une amende anti-monopole de 23,3 millions francs à une co-entreprise du constructeur automobile américain Ford. (Mercredi 5 juin 2019)

Keystone

Le président du Conseil européen Donald Tusk a qualifié d'«inquiétantes» certaines déclarations de la nouvelle administration américaine sous Donald Trump, qui pèsent sur le futur de l'UE et les relations transatlantiques, selon un courrier rendu public mardi.

Donald Tusk suggère par ailleurs d'«utiliser le changement dans la politique commerciale des Etats-Unis à l'avantage de l'UE» pour relancer les échanges avec d'autres pays.

Les «déclarations inquiétantes de la nouvelle administration américaine», au sein d'une «nouvelle situation géopolitique dans le monde», «rendent notre avenir hautement imprévisible», explique Donald Tusk dans une missive envoyée aux chefs d'Etat et de gouvernement de 27 pays de l'UE (sans le Royaume-Uni) en préparation du sommet informel de Malte vendredi sur l'avenir de l'UE.

«Pour la première fois dans notre histoire, dans un monde de plus en plus multipolaire, tant de gens deviennent ouvertement anti-européens, ou au mieux eurosceptiques. En particulier le changement à Washington met l'Union européenne dans une situation difficile», poursuit le Polonais, qui prépare avec ses collègues le grand sommet célébrant les 70 ans du Traité de Rome fin mars.

Selon lui, la nouvelle administration «semble mettre en cause les 70 dernières années de politique étrangère américaine».

Déclarations provocatrices

Le nouveau président américain a enchaîné les déclarations provocatrices, se réjouissant ouvertement du Brexit et pronostiquant que d'autres pays quitteraient l'UE dans le sillage des Britanniques. Il a aussi eu des mots très critiques pour l'Otan, qu'il a qualifiée d'organisation «obsolète».

Outre l'attitude de Washington, Tusk cite pêle-même «une Chine au comportement assuré, surtout en mer, la politique agressive de la Russie à l'égard de l'Ukraine et de ses voisins, les guerres, la terreur et l'anarchie au Moyen-Orient et en Afrique, avec le rôle majeur joué par l'islam radical», comme des éléments susceptibles de troubler l'avenir de l'UE.

Dans cette déclaration au ton très solennel, Donald Tusk dénonce également la menace nationaliste et xénophobe au sein même de l'UE, ainsi que «l'état d'esprit des élites pro-européennes» et le «déclin de la foi en l'intégration politique et la soumission aux arguments populistes».

L'UE doit prendre des mesures «affirmées et spectaculaires» afin de porter l'intégration européenne à un niveau supplémentaire, préconise le président du Conseil, qui en profite pour rappeler aux Américains «leur propre slogan»: «l'union fait la force, la désunion nous affaiblit». (nxp/afp)

(NewsXpress)

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