Genève candidate pour les J.O. d'hiver 2018: Les propos malheureux de Samuel Schmid
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Genève candidate pour les J.O. d'hiver 2018Les propos malheureux de Samuel Schmid

Alors qu'une candidature aux Jeux olympiques d'hiver 2018 s'organise à Genève, Samuel Schmid a déclaré ne pas croire aux chances de la Suisse d'organiser des J.O.

par
Didier Bender

«Avec les règles d'attribution du CIO, je ne crois pas que la Suisse puisse organiser des JO». L'enthousiasme de l'Euro 2008 retombe comme un soufflet. Le conseiller fédéral Samuel Schmid a taclé à sa manière, jeudi lors d'une conférence de presse, la candidature genevoise aux JO d'hiver 2018. Une attitude pour le moins surprenante de la part d'un ministre des Sports.

«C'est malheureux, d'autant plus qu'il ne sera bientôt plus ministre des Sports», réagit Jean-Loup Chappelet, conseiller technique de la candidature de Genève aux J.O. d'hiver 2018. «Il me semble qu'il a fait des déclarations un petit peu rapide, d'autant qu'il ne connaît pas le dossier et que celui-ci est en cours d'élaboration. Selon l'étude de faisabilité très sérieuse, il est tout à fait envisageable.»

Samuel Schmid a mis dans le même panier St-Moritz et Genève, alors même que les deux dossiers ne peuvent se comparer. «Les JO d'hiver sont organisés dans des villes et Genève est une ville», souligne Jean-Loup Chappelet. Ce parfait connaisseur des arcanes olympiques, ancien directeur technique des candidatures de Sion 2002 et Sion 2006 poursuit: «Il faut par exemple 21'000 lits et la région les a. Au contraire de St-Moritz, qui en plus est difficile d'accès».

«Il n'a jamais été question de tout faire à Genève»

«C'est vrai que pour l'instant la Confédération n'a pas montré d'enthousiasme envers un tel projet», note le conseiller technique du dossier genevois. «Pourtant, lors de la même conférence de presse, ils ont dit que l'Euro 2008 était formidable. Je ne vois pas pourquoi Genève ne pourrait pas organiser les JO d'hiver, surtout dans un concept entièrement suisse avec Genève mais aussi peut-être St-Moritz pour le bob. Il n'a jamais été question de tout faire à Genève.»

La candidature genevoise combine les avantages de la ville pour les épreuves de glace, et la montagne, avec le Valais, pour le ski alpin. «C'est le schéma le plus recommandé à l'heure actuelle», observe Jean-Loup Chappelet. Turin 2006 ou Vancouver 2010 le prouvent.

Le comité GEJO2018 n'a pas souhaité commenter les déclarations de Samuel Schmid. Il a jusqu'en juillet 2009 pour déposer son dossier de candidature au CIO.

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