Actualisé 11.04.2011 à 18:18

PréventionLes propriétaires de bunkers vont casquer

Les abris antiatomiques privés devront être entretenus cette année encore, même si Berne n'en veut plus. Explications à Vernier (GE).

von
tpi
Le remplacement du joint de la porte blindée a coûté 650 francs aux propriétaires. (Photo: dr)

Le remplacement du joint de la porte blindée a coûté 650 francs aux propriétaires. (Photo: dr)

Josiane* et Michel* n'en reviennent toujours pas. Propriétaire depuis près de trente ans d'une villa à Vernier, le couple a reçu fin mars un courrier de la commune annonçant la prochaine visite du Service de la Protection civile (PC). Le but de la démarche? S'assurer du bon entretien de leur abris antiatomique.

Le hic, c'est que les deux époux ont eu vent de la volonté du Conseil national de réviser la loi sur la PC. En effet, le 9 mars dernier, les conseillers nationaux se sont massivement prononcés en faveur d'un arrêt de construction de pareils bunkers ainsi que de leur entretien. Le texte doit encore passer devant le Conseil des Etats.

Josiane et Michel, qui ont dû dépenser 650 fr. en 2002 pour changer un joint de porte à la suite d'une inspection, ne comprennent donc toujours pas la missive de la commune. Conseiller administratif en charge de la PC, Thierry Apothéloz justifie: «Le Canton nous a transmis un courrier demandant le maintien des contrôles tant que la loi n'est pas sous toit. Et qui dit contrôle d'entretien dit dépenses.»

*Prénoms d'emprunt

La citation:

«Est-ce que c’est

de l’excès de zèle ou un syndrome Fukushima? Je croyais que Berne ne voulait plus d’abris privés», peste Josiane.

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