Vaud: Les propriétaires du chalet russe se défendent
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VaudLes propriétaires du chalet russe se défendent

Après l'interruption mardi, par le Canton, du chantier d'un chalet de luxe à Villars-sur-Ollon (VD), la propriétaire se défend. «Nous ne sommes pas de vilains oligarques cyniques.»

Le chantier du chalet de luxe «villa Poutine» photographié ce mercredi.

Le chantier du chalet de luxe «villa Poutine» photographié ce mercredi.

Dans une interview parue vendredi dans «24 heures», la propriétaire exprime sa surprise à la suite de la suspension des travaux décidée par le Canton. «Surtout quand nous entendons dire par le service concerné qu'il y a des infractions, mais qu'il va falloir étudier la situation. Cela veut bien dire qu'ils ne sont pas au courant. Pour savoir, il faut venir sur place, pas étudier des photos aériennes». «Nous ferons le nécessaire pour répondre aux exigences du Canton», précise-t-elle.

Pour cette Russe naturalisée Suisse, établie à Villars depuis plusieurs années, il y a certes eu des soucis. «C'est vrai que c'est un gros chantier qui dure depuis longtemps, mais cela ne veut pas dire qu'il faut nous reprocher tout ce qui s'y passe.»

Et d'ajouter, plus loin: «Je ne peux pas être responsable de chaque entreprise qui a travaillé ici, il y en a eu plusieurs dizaines. Et quand j'ai commis des erreurs, notamment avec des travailleurs venus de Lettonie, je les ai corrigées avec l'aide du Service de l'emploi. Mais ce n'est pas toujours facile de s'y retrouver avec l'administration...»

Famille nombreuse

Si leur chalet est par ailleurs si grand, c'est parce que la famille est nombreuse. «Nous voulons vivre ici avec nos six enfants, nos deux petites-filles, des jumelles de 1 mois et demi. Avant, nous habitions le chalet d'à côté, c'était petit», poursuit la propriétaire, qui indique que cette maison est estimée à plus de 20 millions de francs auprès de l'Etablissement cantonal d'assurances.

Après la diffusion d'un reportage de la RTS sur ce chantier, Jacqueline de Quattro, cheffe du Département du territoire et de l'environnement, a rencontré lundi le syndic de la commune pour évoquer ce cas. Elle a ensuite demandé aux autorités communales de stopper le chantier. Différentes irrégularités ont été évoquées, comme la présence d'une grue en zone forestière ou des aménagements extérieurs qui empiètent sur la forêt. (ats)

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