Genève: Les prostituées devront retourner à l'école
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GenèveLes prostituées devront retourner à l'école

Les péripatéticiennes auront désormais l'obligation de suivre des cours. Le but: les sensibiliser à la loi sur la prostitution et renforcer la prévention.

par
mag
Keystone/AP/Franka Bruns

Négociation avec les clients, stratégie pour diminuer les risques de violence ou de transmission de maladie, ficelles du métier... Ces aspects feront désormais l'objet de cours, que devront suivre les nouvelles péripatéticiennes recensées auprès de la police genevoise. Ils seront gratuits et seront dispensés quotidiennement dans plusieurs langues, à raison d'une heure trente par jour, révèle «GHI» ce mercredi.

Le but de cet enseignement est que les travailleuses du sexe connaissent leurs obligations envers leurs clients, les responsables de salon et d'agence d'escorte. «Mais aussi la loi genevoise sur la prostitution, les tarifs pratiqués, la prévention santé et les contrôles sanitaires ainsi que les associations susceptibles de leur venir en aide», indique dans l'hebdomadaire genevois Nicolas Bolle, secrétaire général adjoint au Département de la sécurité et de l'économie (DSE). Seront aussi abordées les questions de l'exploitation, de la réinsertion sociale et de la réorientation professionnelle.

L'association pour la défense des travailleuses et des travailleurs du sexe Aspasie gérera les cours. Selon «GHI», ils coûteront environ 200'000 fr. en 2017 pour la mise en place, puis quelque 100'000 fr. par an ensuite.

La majorité des péripatéticiennes qui pratiquent à Genève viennent d'Espagne, de Hongrie, de France et de Roumanie. En 2016, la police en a recensé 10'096. Mais elles seraient seulement entre 700 et 900 à pratiquer quotidiennement.

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