Actualisé 22.10.2010 à 10:36

UNINELes psychotropes passés à la loupe

L'Université de Neuchâtel (UNINE) consacre un colloque aux «Pratiques contemporaines des plantes psychotropes».

La feuille de coca était jusqu'ici cantonnée aux rites traditionnels en Amérique du Sud.

La feuille de coca était jusqu'ici cantonnée aux rites traditionnels en Amérique du Sud.

La réappropriation de végétaux tels que le cactus peyotl ou la racine d'iboga par les mouvements néo-chamaniques sera au cœur du débat.

Organisée par l'Institut d'ethnologie, cette rencontre réunira jeudi et vendredi prochains des spécialistes francophones de la question, ethnologues, anthropologues, ethnopharmacologues, philosophes, psychologues ou médecins, a indiqué vendredi l'UNINE.

Coca, tabac, peyotl, san pedro, ayahuasca et iboga ont longtemps été confinés à des rites traditionnels sur leurs lieux d'origine, en Amérique latine ou en Afrique. Mais depuis une vingtaine d'années, ces végétaux ont peu à peu gagné nos régions, où leur consommation a entre autres été réappropriée par des mouvements aspirant à de nouvelles spiritualités.

L'histoire humaine paraît indissociable de cette quête d'états de conscience modifiés visant à dépasser la perception ordinaire du monde, souligne l'UNINE. Les plantes psychotropes constituent un moyen parmi d'autres d'y parvenir.

Les intervenants aborderont les dimensions initiatiques, thérapeutiques, identitaires et spirituelles en jeu. Ils s'interrogeront sur la «reformulation occidentale» de pratiques chamaniques ancestrales et tenteront de savoir comment, «en disloquant la perception ordinaire, ces plantes rendent possibles des expériences qui deviennent des sources de nouveaux savoirs pour les personnes impliquées». (ats)

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