Actualisé 06.07.2015 à 09:28

BurundiLes putschistes ne lâchent pas prise

Un des généraux à l'origine du coup d'Etat avorté mi-mai au Burundi a affirmé sur une TV kényane que les putschistes étaient derrière les récentes attaques dans le pays.

Les putschistes déclarent vouloir chasser «par la force» le président Pierre Nkurunziza. «Toutes ces actions en cours dans le pays, nous sommes derrière, et nous allons les intensifier jusqu'à ce que Nkurunziza comprenne», a déclaré Léonard Ngendakumana, bras droit du chef putschiste Godefroid Niyombare, resté selon lui au Burundi pour «résister» et «se battre» contre le pouvoir en place. Ces déclarations ont été diffusées lors d'un entretien dimanche soir sur la chaîne KTN.

La capitale Bujumbura ainsi que d'autres villes du pays ont été les cibles d'attaques à la grenade meurtrières à l'approche des élections législatives et communales qui ont ouvert le 29 juin dernier les élections générales burundaises.

L'annonce en avril d'une candidature du président Nkurunziza, déjà élu en 2005 et 2010, à un 3e mandat jugé anticonstitutionnel par l'opposition lors de la présidentielle du 15 juillet, a suscité un mouvement populaire de contestation violemment réprimé par la police. Elle a aussi motivé, le 13 mai, un coup d'Etat organisé par l'ancien responsable des services de renseignement, le général Godefroy Niyombare, qui a tourné court deux jours plus tard.

«Après l'échec de notre coup d'Etat, le 15 mai, nous avons jugé nécessaire de poursuivre la lutte pour contraindre M. Nkurunziza à la démission», a expliqué M. Ngendakumana. Le général Niyombare, qui n'a pas donné signe de vie depuis sa fuite, «est toujours dans le pays et continue de se battre», a assuré M. Ngendakuma. «Nous combattrons au Burundi jusqu'à ce que nous ayons atteint notre but». (ats)

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