Niger: Les quatre otages français d'Arlit libérés
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NigerLes quatre otages français d'Arlit libérés

François Hollande a annoncé mardi à Bratislava (Slovaquie) la libération des quatre otages français travaillant pour Areva enlevés le 16 septembre 2010 à Arlit au Niger.

Les quatre ressortissants français avaient été enlevés sur un site d'extraction d'uranium.

Les quatre ressortissants français avaient été enlevés sur un site d'extraction d'uranium.

Les quatre ressortissants français avaient été enlevés sur un site d'extraction d'uranium. Aucune rançon n'a été versée, ni aucun assaut donné pour les libérer.

«J'ai tenu à les (familles) prévenir dès que j'ai connu la nouvelle, j'ai également voulu que les ministres Laurent Fabius et Jean-Yves Le Drian partent pour Niamey pour faire en sorte que nos quatre concitoyens désormais libres puissent revenir vers la France», a déclaré M. Hollande lors d'une allocution à l'ambassade de France à Bratislava.

«Je veux exprimer toute ma gratitude au président du Niger qui a réussi à obtenir la libération de nos compatriotes», a ajouté le président français. Il a évoqué «trois ans d'épreuves pour ces ressortissants capturés, détenus par des geôliers sans scrupules», «trois ans de souffrance pour les familles qui vivaient un calvaire et qui sont aujourd'hui soulagées».

Les quatre otages, qui sont apparus amaigris mais semblaient être en bonne santé, selon des correspondants sur place, ont été libérés au Mali suite à une opération menée par les autorités nigériennes. Ils ont été accueillis dans un salon d'honneur de l'aéroport de Niamey par le président nigérien Mahamadou Issoufou, accompagné de Laurent Fabius et du ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian.

Sort inconnu

«Ca a été très difficile mais c'est une épreuve de la vie», a déclaré l'un des otages, Thierry Dol, 32 ans, veste verte et turban bleu, portant une barbe noire fournie.

Le ministre français de la Défense a assuré qu'il n'y a avait eu ni «assaut» ni «rançon» pour libérer les Français: «Il n'y a pas eu d'assaut. Il y a eu une initiative prise par les réseaux du président (nigérien Mahamadou) Issoufou qui a permis une libération sans heurts», a-t-il confié à la chaîne de télévision «TF1».

Les Français Pierre Legrand, Thierry Dol, Marc Féret et Daniel Larribe avaient été enlevés en septembre 2010 à Arlit, sur un site d'extraction d'uranium du Niger appartenant à Areva.

Le sort du Néerlandais Sjaak Rijke, du Suédois Johan Gustafsson et de Stephan Malcolm, à la double nationalité britannique et sud-africaine, qui se sont retrouvés avec les Français après avoir été enlevés dans différents pays d'Afrique au cours des dernières années, reste pour l'heure inconnu.

Après ces libérations, sept Français sont toujours détenus de par le monde: deux au Sahel, un au Nigeria, quatre en Syrie. «Je pense à ces sept otages», a affirmé M. Hollande, «je leur dis ce message simple et bref: ne perdez pas espoir, ne perdez jamais espoir, la République est là toujours solidaire». (ats/afp)

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