JO 2016 - Tennis: Les ramasseurs de balles sont un peu à la ramasse

Actualisé

JO 2016 - TennisLes ramasseurs de balles sont un peu à la ramasse

A Rio, on a engagé des jeunes gens vraiment inexpérimentés pour officier sur les courts. Et ça se voit beaucoup trop.

par
Oliver Dufour
Rio
Le regard noir de Timea Bacsinszky fusille un jeune préposé, lequel ne fait apparemment pas tout juste.

Le regard noir de Timea Bacsinszky fusille un jeune préposé, lequel ne fait apparemment pas tout juste.

photo: Keystone/Laurent Gillieron

Imaginez-vous en train de distribuer des balles de tennis aux meilleurs joueurs de la planète (à ceux qui sont présents aux Jeux, en tout cas). C'est le rêve que vivent 50 jeunes volontaires brésiliens, à Rio. Pour cela, ils n'ont eu qu'à postuler par formulaire, à s'entraîner et à passer un test final l'été dernier.

Cela n'a pas empêché d'assister à des scènes plutôt inédites dans des tournois de ce calibre. Comme avec Timea Bacsinszky, qui a eu plus d'une occasion de s'énerver, samedi. Elle a notamment dû insister pour qu'un ramasseur retourne chercher des balles parties derrière les panneaux publicitaires. L'agacement se lisait sur son visage.

S'habituer au bricolage

Certains des ramasseurs avaient l'air perdus sur le court, ramant avec la posture et la gestuelle à adopter. D'autres semblaient s'ennuyer ferme avec des regards absents. Lennon (24 ans) et Joao (19), deux Cariocas dont c'est la première expérience du genre, ne boudent par contre pas leur plaisir. «Je joue un peu au tennis, pas très bien, avoue Lennon. Mais on a bossé dur pour être là.» Joao ajoute: «On a passé les tests en été, donc même avec la chaleur d'hier on était préparés. Mais pas facile de rester concentrés. On fait quand même des erreurs.» En 2012 à Londres, les joueurs avaient pu compter sur des ramasseurs mieux rodés par de grandes épreuves. Au Brésil, comme il n'existe aucun tournoi de très haut niveau, il faut s'habituer au bricolage.

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