Grande-Bretagne: Les rameuses d'Oxford ont failli couler dans la Tamise
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Grande-BretagneLes rameuses d'Oxford ont failli couler dans la Tamise

Alors qu'elles s'entraînaient en vue de leur compétition annuelle contre l'équipe d'aviron de Cambridge, les athlètes ont vu leur bateau submergé par les eaux chahutées du fleuve.

par
jfz
Les secouristes sur les lieux du naufrage. On aperçoit l'embarcation de l'équipe d'Oxford, recouverte par l'eau de la Tamise.

Les secouristes sur les lieux du naufrage. On aperçoit l'embarcation de l'équipe d'Oxford, recouverte par l'eau de la Tamise.

Prévue le samedi 11 avril prochain, la traditionnelle course d'aviron qui met aux prises les deux plus prestigieuses universités britanniques, Oxford et Cambridge, aurait pu subir un léger contre-temps, racontaient jeudi plusieurs médias anglo-saxons.

Alors qu'elles étaient en train de s'entraîner sur la Tamise, mercredi, les filles de l'équipe d'Oxford ont été chahutées par des conditions météo particulièrement houleuses. Un fort vent à contre-courant a entraîné la création de trois vagues successives, qui ont déferlé sur l'embarcation. La pompe de cale, qui permet en général d'évacuer l'eau au fond du bateau, n'a cette fois pas suffi: le bateau, et les rameuses, ont été englouties par les eaux du fleuve.

Heureusement pour elles, une patrouille de sauveteurs du RNLI (Royal National Lifeboat Institution) était justement à cet endroit de la Tamise, dans l'ouest de Londres, au moment du naufrage des athlètes. Après avoir secouru et mis en sécurité toutes les filles de l'équipe, le RNLI est allé rechercher le bateau de compétition.

Tard dans la soirée, les rameuses envoyaient un tweet de remerciement à leurs bienfaiteurs, expliquant que toutes les athlètes allaient bien et étaient prêtes à reprendre les avirons. Elles n'ont pas oublié la touche d'humour anglais puisqu'elles ont associé à leur message le hashtag «should have been an april fools», autrement dit: cela aurait dû n'être qu'un poisson d'avril.

Même course que les garçons: une première

Disputée chaque année depuis 1856, la course qui oppose les équipes des universités de Cambridge et d'Oxford attire des centaines de milliers de spectateurs. Les filles ont rejoint la compétition en 1927 mais, cette année, c'est la première fois qu'elles s'affronteront le même jour que les garçons, sur la même distance et sur le même plan d'eau, justement celui sur lequel elles s'entraînaient mercredi.

Jusqu'à présent, elles s'affrontaient dans le cadre des régates royales, à Henley, à une cinquantaine de kilomètres de Londres.

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