Actualisé 08.09.2015 à 08:12

Élections fédérales

Les «ratings» des candidats influencent-ils les votes?

Les baromètres électoraux sont à la mode à quelques semaines des élections fédérales du 18 octobre. Les votes de chacun sont analysés en fonction de leurs promesses.

Les candidats au National ou aux Etats sont scrutés et classés selon divers ratings. Mais quelle est la portée de telles notations?

Les candidats au National ou aux Etats sont scrutés et classés selon divers ratings. Mais quelle est la portée de telles notations?

A l'approche des élections fédérales, chaque groupe d'intérêt y va de son baromètre et les votes des parlementaires sont analysés à la lumière de leurs promesses. Un élément parmi d'autres de la campagne, qui influence modérément l'électorat selon le politologue Pascal Sciarini.

Mardi, les milieux proches de l'environnement publiaient leur ecorating, classant les partis selon le comportement de vote de leurs parlementaires au cours de la dernière législature. La semaine passée, c'était au tour de Bilanzd'établir le palmarès des «amis de l'économie». Mais quelle est la portée de telles notations? Sont-elles de nature à influencer les votes?

Peu d'effets dans les urnes

La publication d'un seul sondage ne va pas peser sur l'opinion au point de modifier le cours d'une campagne, selon le professeur Pascal Sciarini , du Département de science politique et relations internationales de l'université de Genève. Il faudrait vraiment une attention médiatique forte et durable pour que les effets se fassent sentir dans les urnes, selon le politologue.

Au sujet de l'article de Bilanz, qui classe l'UDC dernier des «amis» de l'économie, il note que les critères appliqués débordaient largement les questions de politique intérieure. Aussi est-il délicat d'interpréter un tel spectre de votes, intégrant à la fois des thèmes liés aux investissements, à l'ouverture du pays et à la sécurité du droit.

La Weltwocheparvient du reste à des conclusions opposées en interprétant le baromètre de l'USAM relatif aux petites et moyennes entreprises (PME), établi en janvier. Parmi les 30 parlementaires les plus favorables aux PME figurent en effet 22 députés UDC.

Portée limitée

La portée de ce genre d'articles est limitée, nuance encore le professeur Sciarini. Si les conclusions étaient maintes fois reprises et montées en épingle, soulignant les contradictions des formations politiques par rapport à leurs intentions affichées, cela pourrait contribuer à écorner leur image. Mais encore faudrait-il mettre en évidence des points critiques dans lesquels l'électorat de base des partis se reconnaît en particulier. (ats)

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