Rapt en France: Les ravisseurs d'Elise n'étaient pas dans l'avion
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Rapt en FranceLes ravisseurs d'Elise n'étaient pas dans l'avion

Les quatre personnes suspectes d'avoir enlevé une fillette française n'étaient pas les ravisseurs de celle-ci, après contrôle à la sortie de l'avion à Moscou.

Quatre personnes - deux hommes et une femme, accompagnés d'un enfant, pouvant correspondre au signalement des ravisseurs présumés de la petite Elise - ont été contrôlées samedi à leur arrivée à Moscou. Elles ne sont pas les personnes recherchées, a-t-on appris de source policière.

Plus tôt samedi, le ministère français de l'Intérieur avait annoncé que deux hommes et une femme, accompagnés d'un enfant, correspondant au signalement des ravisseurs présumés de la petite Elise, se trouvaient samedi en fin d'après-midi dans un avion en vol entre la Suisse et Moscou.

«Les quatre personnes ont été contrôlées et avaient apparemment des papiers en règle. Ils avaient une identité différente des gens recherchés en France, ce qui a conduit les autorités suisses à les autoriser à prendre l'avion alors que les autorités françaises auraient souhaité des recherches plus poussées», a déclaré un porte- parole du ministère de l'Intérieur.

La France a officiellement demandé à la police russe de contrôler l'identité de ces trois adultes et d'un enfant, après leur embarquement à bord d'un avion à Genève où des vérifications avaient déjà été effectuées par la police suisse, toujours selon la même source. Les passeports dont étaient dotées ces personnes étaient en règle.

Plan d'alerte enlèvement

La fillette de trois ans et demi a été enlevée vendredi à Arles, dans le sud de la France. Elle revenait à vélo de l'école avec son père, un chercheur océanographe français. Celui-ci a accusé la mère russe de l'enfant, dont il est séparé depuis 2007, d'être l'auteur du rapt.

La voiture des ravisseurs avait été retrouvée samedi à Montpellier, à une centaine de kilomètres d'Arles. Des recherches «exceptionnelles» ont été déclenchées dans toute l'Europe, a précisé samedi le procureur chargé du dossier.

Le plan alerte enlèvement avait été déclenché vendredi. Ce dispositif, mis en place en février 2006 est utilisé pour la 8e fois. Il consiste à diffuser régulièrement le signalement de l'enfant kidnappé, dans les médias ou sur des panneaux d'informations publics. (ats)

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