Actualisé 14.03.2017 à 18:43

Guerre en SyrieLes rebelles absents des pourparlers de paix

Un troisième cycle de pourparlers de paix sur la Syrie s'est ouvert mardi à Astana, au Kazakhstan. Il se déroule en l'absence des rebelles.

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Malgré la trêve humanitaire, les violences entre l'armée syrienne et les insurgés ont repris dans la Ghouta orientale. (Mercredi 28 février 2018)

Malgré la trêve humanitaire, les violences entre l'armée syrienne et les insurgés ont repris dans la Ghouta orientale. (Mercredi 28 février 2018)

AFP
Les Etats-Unis ont commencé à livrer des armes aux combattants kurdes contre l'EI dans le nord de la Syrie, au grand dam d'Ankara. (Mardi 30 mai 2017)

Les Etats-Unis ont commencé à livrer des armes aux combattants kurdes contre l'EI dans le nord de la Syrie, au grand dam d'Ankara. (Mardi 30 mai 2017)

Keystone
Des frappes de la coalition ont visé des immeubles d'habitation à Mayadine, dans l'est de la Syrie, faisant 35 civils morts. (Jeudi 25 mai 2017)

Des frappes de la coalition ont visé des immeubles d'habitation à Mayadine, dans l'est de la Syrie, faisant 35 civils morts. (Jeudi 25 mai 2017)

Keystone

Les nouvelles discussions de paix pour la Syrie sont parrainées par la Russie et l'Iran, alliés du régime de Bachar el-Assad, et par la Turquie, soutien des rebelles. Les deux précédents rounds de négociations dans la capitale kazakhe n'avaient permis aucune percée majeure permettant d'envisager une solution à un conflit qui a fait plus de 320'000 morts en six ans.

Le chef de la délégation du régime syrien, Bachar al-Jaafari, a dénoncé la décision des rebelles de boycotter la rencontre. Il a toutefois assuré que des progrès pouvaient être accomplis en leur absence. Damas a même été jusqu'à accuser Ankara de violer ses engagements sur Astana.

Damas fait confiance à Moscou et Téhéran

«Nous sommes prêts à assurer le succès d'Astana (...) avec ou sans la participation des factions armées. Leur absence à Astana démontre l'indécence de leur politique», a déclaré M. Al-Jaafari, cité par l'agence syrienne SANA. Il a ajouté que le régime souhaitait avant tout s'entretenir avec la Russie et l'Iran.

Un porte-parole des rebelles, Oussama Abou Zeid, a justifié lundi le boycott des négociations d'Astana par «des promesses non tenues liées à la cessation des hostilités» en Syrie. Pour le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, l'absence des rebelles est due à un «malentendu».

Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a estimé pour sa part que ces négociations «sont rendues vraiment compliquées par les différences qui existent dans l'approche des différentes parties».

Faciliter les discussions de Genève

Les pourparlers d'Astana sont destinés à «faciliter» le travail de Staffan de Mistura, a affirmé l'envoyé spécial du président Vladimir Poutine pour la Syrie Alexandre Lavrentiev, cité par les agences de presse russes.

«Le processus de Genève peut en bénéficier», a-t-il ajouté. L'envoyé spécial de l'ONU a convié le gouvernement syrien et les groupes d'opposition à un cinquième round de négociations sous l'égide de l'ONU, à Genève le 23 mars.

Les participants discuteront à nouveau de la «séparation entre l'opposition et les terroristes», demande formulée à de nombreuses reprises par Damas auprès des rebelles, selon le négociateur en chef du régime.

De son côté, Staffan de Mistura a déclaré s'attendre à ce que la lutte antiterroriste et des possibilités concrètes d'échanges de prisonniers et de personnes enlevées soient abordées à Astana.

Sur le terrain, un nouvel attentat s'est produit mardi à Homs. L'explosion contre un bus a fait un mort et deux blessés. Plusieurs attentats ont eu lieu à Homs le mois dernier. (nxp/ats)

Source d'eau bombardée

L'armée de l'air syrienne a commis un «crime de guerre» en bombardant fin 2016 une source d'eau alimentant Damas, a dit mardi la commission d'enquête de l'ONU sur la Syrie, démentant que cette source ait été contaminée par l'opposition.

«Les informations examinées par la Commission confirment que le bombardement» de la source d'eau «a été effectué par les forces aériennes syriennes», une attaque qui «équivaut à un crime de guerre», selon un document de la Commission transmis au Conseil des droits de l'Homme.

(NewsXpress)

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