Syrie: Les rebelles contre-attaquent au sud d'Alep
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SyrieLes rebelles contre-attaquent au sud d'Alep

Depuis le 17 juillet, les troupes du régime de Bachar el-Assad assiègent totalement les quartiers tenus par les insurgés.

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Un accord a été conclu «sous la houlette de la Russie et de la Turquie» pour évacuer les civils et les rebelles à Alep. (13 décembre 2016)

Un accord a été conclu «sous la houlette de la Russie et de la Turquie» pour évacuer les civils et les rebelles à Alep. (13 décembre 2016)

AFP
Les rebelles se sont retirés lundi de six nouveaux quartiers importants d'Alep face à l'avancée de l'armée syrienne rapporte l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Ils ne sont plus que dans une petite poche dans la deuxième ville de Syrie. La prise d'Alep n'est «plus qu'une question de temps», selon l'OSDH. (12 décembre 2016)

Les rebelles se sont retirés lundi de six nouveaux quartiers importants d'Alep face à l'avancée de l'armée syrienne rapporte l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Ils ne sont plus que dans une petite poche dans la deuxième ville de Syrie. La prise d'Alep n'est «plus qu'une question de temps», selon l'OSDH. (12 décembre 2016)

AFP
Plus de de 10'000 civils ont fui les quartiers rebelles d'Alep depuis minuit en raison des violents bombardements. (Dimanche 11 décembre 2016)

Plus de de 10'000 civils ont fui les quartiers rebelles d'Alep depuis minuit en raison des violents bombardements. (Dimanche 11 décembre 2016)

AFP

Des djihadistes alliés à des rebelles syriens menaient dimanche des contre-attaques au sud et sud-ouest d'Alep pour tenter de mettre la pression sur les forces du régime qui assiègent la ville, rapportent une ONG et des rebelles.

Depuis le 17 juillet, les troupes du régime de Bachar el-Assad assiègent totalement les quartiers tenus par les insurgés dans la deuxième ville de Syrie, après avoir coupé la route dite du Castello, principal axe d'approvisionnement de ces secteurs, située au nord de la métropole.

Des groupes islamistes, dont l'influent Ahrar al-Cham et des djihadistes, notamment l'ex-front al-Nosra - rebaptisé front Fateh al-Cham après avoir rompu ses liens avec Al-Qaïda - ont mené deux attaques à la voiture piégée contre des positions du régime et de ses alliés dans la banlieue de Rachidine.

Onze civils tués

Les combats faisaient encore rage en début de soirée, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), une ONG proche des rebelles syriens. Onze civils, dont trois enfants, ont été tués par des roquettes tirées par les rebelles, selon l'OSDH.

D'autres attaques ont été menées au sud de la ville, dans le but de progresser vers la banlieue sud de Ramoussa contrôlée par le régime. Cette région est morcelée entre troupes loyalistes appuyées par des combattants iraniens et du Hezbollah libanais chiite d'une part, et des djihadistes syriens et étrangers alliés aux insurgés d'autre part.

Dans la ville même d'Alep, les bombardements du régime ont repris sur les quartiers rebelles, malgré l'annonce par Moscou et Damas, il y a trois jours, de l'ouverture de «couloirs humanitaires» pour permettre aux civils et aux rebelles prêts à rendre les armes de sortir du secteur assiégé.

L'envoyé spécial de l'ONU à Damas

Au nord de la Syrie, les rebelles soutenus par les Etats-Unis, qui combattent l'Etat islamique, ont annoncé qu'ils contrôlaient près de 70% de Manbij. Des combats se poursuivent dans d'autres quartiers de la ville, mais la plupart des zones ouest, est et sud sont désormais entre les mains des forces démocratiques syriennes (FDS), a indiqué un membre du conseil militaire de Manbij.

Lancée il y a deux mois, leur offensive contre Manbij, verrou menant vers la frontière turque, est appuyée notamment par des éléments des forces spéciales de l'armée américaine.

Sur le plan diplomatique, l'envoyé spécial adjoint de l'ONU pour la Syrie, Ramzy Ezzeldin Ramzy, s'est rendu à Damas où il a rencontré des dirigeants syriens afin de connaître leur position au sujet des négociations de paix, actuellement à l'arrêt. (nxp/afp)

(NewsXpress)

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