Yémen: Les rebelles Houthis vont bien quitter Hodeida
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YémenLes rebelles Houthis vont bien quitter Hodeida

L'ONU a annoncé que les rebelles Houthis commenceraient à se retirer du port de Hodeida à partir de samedi.

Des forces pro-gouvernementales pénètrent dans la banlieue de Hodeida, en décembre 2018.

Des forces pro-gouvernementales pénètrent dans la banlieue de Hodeida, en décembre 2018.

AFP

Les rebelles Houthis au Yémen devraient se retirer de la ville portuaire de Hodeida à compter de samedi, première étape d'une cessation des hostilités avec le gouvernement yéménite décidée en décembre, a annoncé l'ONU dans un communiqué.

Ce retrait devrait être achevé d'ici à mardi, a précisé dans ce communiqué le chef de la mission d'observation des Nations unies déployée à Hodeida, l'ancien général danois Michael Lollesgaard. Selon l'ex-officier, les Houthis se sont engagés à se retirer non seulement du port de Hodeida, par lequel transite la majeure partie de l'aide humanitaire internationale arrivant au Yémen, mais également des ports de Saleef et Ras Issa.

Alors que la mission d'observation de l'ONU doit comprendre à terme 75 observateurs, seuls une quinzaine d'entre eux est opérationnelle. Près d'une cinquantaine d'observateurs supplémentaires attendaient toujours cette semaine un visa des Houthis pour se rendre sur le terrain, selon une source diplomatique.

Depuis décembre, les affrontements dans la région de Hodeida ont considérablement baissé d'intensité, selon d'autres diplomates. Egalement prévu dans les accords conclus en décembre en Suède, le retrait des combattants des ports de l'ouest du Yémen, qui ne s'était jamais concrétisé malgré plusieurs affirmations positives de l'ONU assurant qu'il était imminent.

Le conflit au Yémen entre le gouvernement soutenu depuis 2015 par une coalition arabe dirigée par l'Arabie saoudite, et les rebelles Houthis, a fait des dizaines de milliers de morts, dont de nombreux civils, selon diverses organisations humanitaires. Environ 3,3 millions de personnes sont toujours déplacées et 24,1 millions, soit plus des deux tiers de la population, ont besoin d'assistance, selon l'ONU. (nxp/afp)

Belgique: le chef de la diplomatie pour une suspension des ventes d'armes à Ryad

Le chef de la diplomatie belge Didier Reynders a plaidé vendredi soir pour une suspension des ventes d'armes à l'Arabie saoudite, en raison des soupçons sur leur possible utilisation dans le conflit au Yémen. «Je crois qu'il serait bon que l'on suspende les contrats de livraison d'armes à l'Arabie saoudite», a déclaré M. Reynders à la radio La Première (RTBF), invitant les trois régions du pays, particulièrement la Wallonie, à prendre une telle décision. Pour Didier Reynders, qui est à la fois ministre des Affaires étrangères et de la Défense dans le gouvernement fédéral, le chef de l'exécutif wallon Willy Borsus (issu du même parti libéral francophone que lui) doit suspendre les exportations vers l'Arabie saoudite en raison du conflit yéménite. «C'est prévu par les contrats», a-t-il dit. Et d'insister : «ça a été annoncé d'ailleurs par Willy Borsus, s'il y a des éléments démontrant effectivement l'utilisation d'armes dans un conflit en cours aujourd'hui comme au Yémen, on doit aller vers ces suspensions et je pense que le gouvernement wallon doit le faire».

(NewsXpress)

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