Yémen: Les rebelles iront sous condition aux pourparlers
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YémenLes rebelles iront sous condition aux pourparlers

Les Houthis posent leurs conditions pour participer aux pourparlers de paix sur le Yémen qui pourraient avoir lieu début décembre.

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Keystone
La coalition menée par l'Arabie saoudite a visé lundi des sites de missiles balistiques et de drones de rebelles houthis à Sanaa. (30 mars 2020)

La coalition menée par l'Arabie saoudite a visé lundi des sites de missiles balistiques et de drones de rebelles houthis à Sanaa. (30 mars 2020)

AFP
La guerre au Yémen a un «impact dévastateur» sur la santé mentale des enfants, selon l'ONG Save the Children. (23 mars 2020)

La guerre au Yémen a un «impact dévastateur» sur la santé mentale des enfants, selon l'ONG Save the Children. (23 mars 2020)

AFP

Le secrétaire général de l'ONU a tempéré jeudi l'espoir d'un début rapide de pourparlers de paix sur le Yémen. Les rebelles Houthis posent leurs conditions pour y participer.

«Je ne veux pas créer trop d'attentes, mais nous sommes en train de travailler dur pour nous assurer que nous pourrons commencer des discussions cette année», a déclaré António Guterres à Buenos Aires, où il participera vendredi et samedi au sommet du G20, aux côtés notamment d'un protagoniste central de cette crise, le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane.

L'ONU n'a fixé aucune date pour ces consultations mais les Etats-Unis, notamment, ont affirmé qu'elles auraient lieu début décembre, et la date du 3 décembre a beaucoup circulé. L'émissaire de l'ONU, Martin Griffiths, cherche à réunir le pouvoir et les rebelles en Suède en vue de tenter de trouver un règlement politique au conflit qui ravage ce pays pauvre de la péninsule Arabique depuis près de quatre ans.

Ouverture des rebelles

«La délégation nationale (des Houthis, ndlr) sera là-bas en Suède, si Dieu le veut, le 3 décembre, si les garanties pour une sortie et un retour (des rebelles, ndlr) en sécurité au pays sont maintenues», a écrit sur Twitter le chef du conseil révolutionnaire suprême des rebelles. Il a aussi jugé nécessaires «des indices positifs qui montrent l'importance de la paix chez les autres parties». C'est la première fois que les rebelles font état aussi clairement de leur participation aux pourparlers.

Un autre haut responsable politique des Houthis, cité par l'agence des rebelles Saba, a dit également que les rebelles chiites étaient prêts à se rendre en Suède, appelant à oeuvrer pour parvenir à la «réconciliation sur la base du respect mutuel et des relations de bon voisinage». Il a ajouté que les insurgés faisaient preuve d'une «grande retenue», afin «d'assurer un climat qui favoriserait un succès des prochaines consultations». Le gouvernement du président Abd Rabbo Mansour Hadi avait déjà annoncé qu'il irait en Suède.

Les déclarations des belligérants, à l'occasion de la fête d'indépendance du Yémen le 30 novembre, ont été faites alors que les combats se poursuivent sur plusieurs fronts, selon les médias des deux camps. La guerre opposant les forces progouvernementales, appuyées par une coalition militaire menée par l'Arabie saoudite, voisine du Yémen, aux rebelles pro-iraniens, a fait depuis 2015 quelque 10'000 morts et provoqué la pire crise humanitaire au monde selon l'ONU. (nxp/ats)

Washington met en garde contre la «menace» iranienne en «dévoilant» des armes

Les Etats-Unis ont «dévoilé» jeudi de nouvelles armes présentées comme des «preuves de la prolifération de missiles iraniens», et ont mis en garde contre la «menace» croissante que représente à leurs yeux l'Iran au Moyen-Orient. «Le soutien de l'Iran aux combattants Houthis s'est accru» depuis un an, tout comme «l'inventaire dans cet étalage», a assuré le représentant spécial de la diplomatie américaine pour l'Iran, Brian Hook.

(NewsXpress)

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