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SyrieLes rebelles sortent du plan Annan

L'Armée syrienne libre (ASL), essentiellement composée de déserteurs, a estimé samedi n'être plus tenue par son engagement au plan de l'émissaire international Kofi Annan. à moins que l'ONU n'offre immédiatement une solution.

«Nous annonçons qu'à moins que le Conseil de sécurité de l'ONU ne prenne des décisions d'urgence pour protéger les civils, le plan Annan ira en enfer», a affirmé l'ASL dans un communiqué.

Le président Bachar al-Assad «profite du plan Annan pour continuer à commettre des massacres», accuse le texte.

Cette annonce survient quelques heures après un massacre ayant fait à Houla, dans la province de Homs (centre), plus de 92 morts dont plus de 32 enfants, selon les observateurs de l'ONU.

Des vidéos amateur diffusées sur YouTube montrent des images effrayantes d'enfants morts gisant au sol.

Les meurtres à Houla et ailleurs ont lieu «sous les yeux des observateurs de l'ONU», poursuit le communiqué, appelant la communauté internationale à «annoncer l'échec du plan Annan».

L'ASL avait auparavant appelé les «pays amis» à mener des «raids aériens» contre les forces du président Bachar al-Assad, après le «crime» de Houla.

L'ASL s'était engagée à respecter un cessez-le-feu prévu par le plan Annan, techniquement entré en vigueur le 12 avril mais constamment ignoré depuis.

La Syrie est en proie depuis plus de 14 mois à une révolte populaire hostile au régime du président Bachar al-Assad qui s'est militarisée face à la répression sanglante menée par les troupes régulières.

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), plus de 12.600 personnes ont péri en Syrie depuis le début de la révolte, en majorité des civils tués par les forces gouvernementales. (afp)

Ban et Annan dénoncent le massacre de Houla

Le massacre commis, selon l'opposition, par le régime syrien à Houla est une violation «révoltante et terrible» du droit international, ont estimé samedi Ban Ki-moon et l'émissaire international Kofi Annan. Les observateurs ont totalisé plus de 90 tués.

Le secrétaire général des Nations unies et M. Annan «condamnent dans les termes les plus forts la mort, confirmée par les observateurs de l'ONU, de dizaines d'hommes, de femmes et d'enfants» à Houla, a dit le porte-parole de Ban Ki-moon, Martin Nesirky.

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