Liaison ferroviaire Cornavin - Eaux-Vives - Annemasse: Les recours font dérailler la facture du CEVA
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Liaison ferroviaire Cornavin - Eaux-Vives - AnnemasseLes recours font dérailler la facture du CEVA

La note a passé de 940 millions de francs, en 2000, à 1,5 milliard aujourd'hui.

par
Giancarlo Mariani

«Il ne s'agit ni du double ni du triple du budget initial», a essayé de rassurer mercredi Mark Muller. Le chef du Département des constructions tenait à faire taire toutes les rumeurs sur l'explosion des coûts de la liaison ferroviaire Cornavin - Eaux-Vives - Annemasse (CEVA).

«La facture a gonflé d'environ 50%. Elle comprend une rallonge financière de 107 millions de francs qui servira pour des améliorations visant à réduire les vibrations et à renforcer la sécurité. Mais cette hausse de plus de 500 millions de francs est due essentiellement au renchérissement du coût de la vie», a-t-il justifié.

Autrement dit, le temps perdu à cause des recours coûte beaucoup d'argent. «Les opposants nous font en effet perdre 3 millions de francs par mois», a chiffré Robert Cramer, le conseiller d'Etat chargé du Territoire. C'est donc afin de ne plus gaspiller les deniers publics que le gouvernement a décidé de tout mettre en oeuvre pour que les travaux débutent avant la fin de l'année.

Actuellement, le chantier est toujours bloqué par «55 récalcitrants résiduels. Nous avons saisi le Tribunal fédéral administratif pour qu'il lève l'effet suspensif de ces recours», a précisé Mark Muller. En attendant, le Canton et les CFF, maîtres d'ouvrage, ont déjà terminé leurs appels d'offres. Près de 80% des travaux pourraient ainsi être confiés à des entreprises locales. L'objectif étant une mise en service complète du CEVA pour 2015.

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